Les alimentations à découpage
L’apparition des
transistors de commutation pouvant couper des courants importants avec une
bonne fiabilité et disponibles à des prix compatibles avec le matériel grand public,
permit l’utilisation d’une nouvelle génération d’alimentation : les
alimentations à découpage.
Leur principe consiste à
hacher la tension redressée et filtrée à une fréquence comprise entre 15 et 80
kHz. Cette tension est appliquée au primaire d’un transformateur dont le
secondaire délivre les tensions nécessaires à l’alimentation des circuits du
téléviseur. Voyons quels sont les avantages de ces alimentations.
Le transformateur est à noyau de
ferroxcube, il est léger, moins coûteux et moins volumineux que les circuits
magnétiques des transformateurs qui travaillent à 50 Hz.
Une très bonne régulation de toutes
les tensions secondaires est obtenue quelles que soient les variations de la
tension secteur et quelle que soit la consommation des circuits du téléviseur.
Le filtrage des tensions secondaires
est plus facile, car à des fréquences élevées, des condensateurs de faible
valeur, moins encombrants et moins chers, sont suffisants.
On obtient une isolation galvanique
complète du châssis par rapport au secteur, ce qui permet d’avoir un châssis
dit froid. Ainsi, les branchements de magnétophone, magnétoscope, jeu vidéo
peuvent être effectués en toute sécurité.
A la différence de la régulation à
transistor examinée précédemment, l’alimentation à découpage dissipe peu
d’énergie par effet de Joule, d’où un meilleur rendement du circuit et une plus
grande fiabilité des composants.
Cependant, la réalisation
et le fonctionnement de ce type d’alimentation sont plus complexes, et il
existe un risque de rayonnement entre 15 et
80 kHz sur les différents étages du téléviseur et sur le secteur. A cet
effet, la présence d’un filtre secteur est nécessaire pour que les parasites
produits par le découpage ne soient pas réinjectés sur le réseau.
I – Principe
Considérons le schéma
représenté (figure 1 a) . Nous avons un circuit composé
d’un générateur de courant continu E, d’une inductance L et d’un interrupteur
P.
Lorsque nous fermons P, un
courant I croissant linéairement traverse l’inductance L, la (figure
1 b) représente la croissance du courant I en fonction du temps.
Complétons le circuit par
une diode, un condensateur et une charge (figure 2) et
examinons son fonctionnement.
II – Fonctionnement
1)
de t0 à t1
A t0, fermons P, le
courant I1 croît linéairement dans la bobine comme le représente la (figure 3) , et la diode D est bloquée.
2)
de t1 à t2
A t1, ouvrons P, le courant
qui circulait avant cet instant continue à circuler dans le même sens. Le
circuit 1 est ouvert et la self qui était récepteur de t0 à t1 devient
génératrice de t1 à t2. La diode D devient passante (conductrice).
Un courant I2 circule dans
le circuit 2 formé de la self L, du condensateur C et de la diode D. Le
condensateur C se charge alors à une tension qui est fonction de la valeur de
la résistance R.
En résumé, de t0 à t1 (P
fermé), la self se charge en puisant de l’énergie dans la source E, pendant le
temps t1 à t2 (P ouvert), la self se décharge dans le condensateur C.
En régime établi, le
courant IL et la tension VL, relatifs à la bobine L, prennent la forme indiquée
(figure 4) .
Nous voyons donc que la
bobine L opère un simple transfert d’énergie entre le générateur E et la charge
R. Si maintenant, nous appelons T1 le temps pendant lequel l’interrupteur P est
fermé (de t0 à t1) et T2, le temps pendant lequel l’interrupteur P est ouvert
(de t1 à t2), quand T1 = T2 nous avons :
=
,
= -
or
=
= ![]()
Ceci se vérifie sue la (figure 4 b) , où l’on voit que les surfaces se trouvant de
part et d'autre de l’axe des temps sont égales.
Si T1 et T2 prennent des
valeurs différentes, c'est-à-dire si l’on modifie le rapport cyclique
la tension
a l’allure indiquée à la
(figure 5) pour T2 = 5 T1.
On voit que
>
donc
>
![]()
Or, les surfaces hachurées
de part et d’autre de l’axe 0t sont égales. Nous avons donc :
. T1 =
. T2
. T1 =
. T2
D’où :
=
Ainsi le rapport entre la tension d’entrée
et la tension de sortie
dépend du rapport cyclique
.
III – Evolution du montage
Si nous remplaçons
l’enroulement L de la (figure 2) par un transformateur (figure 6 a) , nous ne modifions pas le principe de
fonctionnement du circuit.
Supposons que le rapport
cyclique
= 1 et les deux enroulements
et
du transformateur branchés dans le même sens.
De t1 à t2 :
P est fermé,
et
,
tension et courant relatifs à l’enroulement primaire ont la même forme que
précédemment (figure 4) .
Un flux magnétique
proportionnel à la variation de
engendre dans chaque spire du transformateur
une force électromotrice e égale à la dérivée par rapport au temps, changée de
signe, de la fonction
soit :
(volts) e
= -
, le signe - indique que, comme pour tout transformateur
dont les enroulements sont branchés dans le même sens, la force électromotrice
(f.é.m.) induite est en opposition de
phase avec la tension aux bornes du primaire.
Pendant l’intervalle de
temps t1 à t2, la f.é.m. présente aux bornes de Ls a des polarités telles que
son potentiel négatif se trouve côté anode de la diode. Celle-ci est donc
bloquée et aucun courant ne circule dans le circuit secondaire. La valeur de la
f.é.m. dépend du nombre de spires de Ls et se calcule avec la formule :
e = -
N .
dans laquelle N = nombre de spires de Ls.
Det2 à t3 :
P s’ouvre, la croissance
du courant
est stoppée et la tension
s’inverse. La f.é.m.
,
en opposition de phase avec
,
et induite sur Ls rend la diode D passante (conductrice) et le courant
circule dans le circuit secondaire.
De t3 à t4 :
P se ferme, la f.é.m.
induite
s’inverse, ce qui bloque la diode D. Le courant
devient donc nul car le circuit est ouvert. Le
courant
croît jusqu’en t4. On se trouve dans les mêmes
conditions qu’en t2 et le processus continue.
Dans la pratique, le
générateur E est remplacé par la tension secteur redressée et filtrée et
l’interrupteur P est un transistor de commutation qui, tour à tour, se bloque
et se sature à une fréquence comprise selon les montages entre 15 et 80 kHz.
IV – Fonctionnement de l’alimentation à découpage
A)
Synoptique
La (figure
7) représente le synoptique d’une alimentation à découpage.
L’alimentation à découpage
se compose de quatre parties principales :
a)
Le circuit de puissance comprenant une cellule de redressement et de
filtrage de la tension secteur et le découpeur constitué d’un transistor et
d’un enroulement de transformateur. Ce découpeur hache la tension secteur
redressée.
b)
Le circuit oscillateur qui pilote le circuit de puissance.
c)
Les circuits secondaires, composés d’enroulements du transformateur
délivrant les différentes tensions de service et de cellules de redressement et
de filtrage.
d)
Le circuit de régulation, à partir d’une information donnée par le
circuit de mesure de tension, modifie, le cas échéant, le rapport cyclique de
la fréquence de découpage afin d’augmenter ou de diminuer la quantité d’énergie
transférée aux circuits secondaires en cas de variation de la charge ou de la
tension secteur.
B)
Le circuit de puissance
Il se compose d’un
transistor découpeur T1 fonctionnant en régime bloqué/saturé, de l’enroulement
Lp du transformateur, du pont redresseur et de la résistance d’émetteur Rt dont
le rôle est de contrôler la quantité de courant traversant le circuit (figure 8) .
Examinons le
fonctionnement du circuit de puissance. Un signal carré est appliqué sur la
base du transistor T1. Ce signal va tour à tour saturer et bloquer le
transistor.
Phase de saturation de
T1 :
Pendant l’alternance
positive du signal carré appliqué sur la base, le transistor T1 conduit
fortement. Il se sature et un courant I important, à croissance linéaire,
traverse Lp. Ce courant provoque un flux magnétique qui induit une f.é.m. dans
les autres enroulements.
Phase de blocage de
T1 :
Pendant l’alternance
négative du signal carré appliqué sur la base, T1 se bloque et le transfert
d’énergie proprement dit s’effectue selon le processus déjà décrit.
C)
Le circuit de commande
Il comprend :
Le circuit oscillateur dont le signal
de sortie, après mise en forme, provoque tour à tour la saturation et le
blocage du transistor découpeur.
Le circuit de régulation qui agit sur
l’oscillateur, donc sur la commande du transistor découpeur afin de faire
varier, le cas échéant, la quantité d’énergie transférée aux circuits
secondaires. Plusieurs moyens permettent de réaliser cette régulation,
c'est-à-dire la correction du rapport temps de conduction du transistor découpeur
sur temps de blocage, notamment :
temps de conduction fixe et fréquence
variable
temps de conduction variable et
fréquence variable
temps de conduction variable et
fréquence fixe
Une mesure du courant parcourant le
circuit primaire (sécurité).
Une mesure de tension sur les
enroulements secondaires.
D)
Le circuit de mesure du courant
1)
Le circuit de mesure du courant
Une résistance
de faible valeur est placée dans le circuit de
puissance entre l’émetteur du transistor découpeur et la masse (figure
9) . Elle est traversée par la totalité du courant de découpage, ainsi une
mesure de la tension à ses bornes renseigne en permanence sur le débit du
circuit.
Si ce débit augmente, la
différence de potentiel aux bornes de la résistance
augmente également. Cette augmentation est répercutée au circuit de régulation
qui modifie la commande du transistor découpeur. Ce circuit permet surtout le
blocage du circuit de puissance en cas de débit important.
2)
le circuit de mesure de tension
Considérons le schéma de
la (figure 9) .Lors de la phase de restitution de
l’énergie pendant le temps de blocage du transistor découpeur, une tension
apparaît aux bornes d’un enroulement auxiliaire LM du transformateur. Elle est
ensuite redressée et filtrée par une diode DM et un condensateur CM. Le
transformateur définit un rapport constant entre cette tension VM et la tension
de service Vs : quand Vs augmente, VM augmente également et inversement.
VM est comparée à une tension de référence fixe (V.réf.) et le résultat de
cette comparaison permet au régulateur de contrôler la durée ou la fréquence du
découpage, selon les montages, pour que la tension Vs reste constante quelle
que soit la charge.
E)
Les circuits de protection du transistor
Le transistor de puissance
utilisé comme découpeur n’est pas un interrupteur parfait, et différentes
précautions doivent être prises pour lui assurer un fonctionnement normal. Il
convient donc d’évoquer le rôle des circuits de protection qui équipent l’ensemble
des montages.
1)
Le circuit retardateur
Son premier rôle est de
raccourcir l’intervalle séparant la phase de saturation de la phase de blocage,
intervalle durant lequel le transistor fonctionne en amplificateur avec un
courant Ic et une tension Vce importants.
La puissance dissipée est
donnée par la formule :
P (watts) = Vce
(tension d’émetteur collecteur) x Ic
(courant collecteur).
En régime saturé, Ic est
important, mais Vce est pratiquement nul. P est donc négligeable.
En régime bloqué, Vce est
important mais Ic est nul, d’où P est nul.
Mais le passage de l’état
bloqué à l’état saturé se fait avec Ic important et Vce non négligeable. La
puissance dissipée doit être limitée.
La deuxième fonction de ce
circuit est de limiter la pointe de tension apparaissant aux bornes de
l’enroulement Lp lors de la commutation du transistor.
Cette surtension, de
l’ordre de 1000 volts environ, si elle se produisait, pourrait endommager le
transistor.
Examinons le
fonctionnement de ce circuit qui se compose, comme le montre la (figure 10) , d’un condensateur
,
d’une diode
et d’une résistance
.
L’élément principal de ce
circuit est le condensateur
dont la charge et la décharge permettent la
protection du transistor.
Charge de
:
Le blocage du transistor
n’est pas instantané, le courant qui le traverse décroît rapidement durant un
temps
.
La décroissance du courant provoque une f.é.m. induite dans l’enroulement Lp
d’autant plus importante que le temps de décroissance est petit, ceci se
traduit par la formule :
E = - L
avec E = f.é.m. induite L = inductance de
Lp,
en Ampères et
en secondes.
Les polarités de la bobine
Lp à cet instant sont représentées sur la (figure 10) :
Lp est générateur et son potentiel positif est du côté collecteur du
transistor. En ce point, la tension est la somme de la tension induite et de la
tension d’alimentation. Pratiquement, lorsque le courant
devient nul, la tension induite étant maximum,
le collecteur du transistor est au potentiel de plus de 1000 volts. Le but du
circuit de protection est d’allonger le temps de décroissance du courant
pour que la f.é.m. induite soit moins
importante et que le transistor ne soit pas détruit par claquage.
Le condensateur
et l’enroulement Lp forment un circuit
oscillant dont la fréquence est choisie pour que le transfert d’énergie de la
bobine sur le condensateur se fasse en un temps tr plus long que le temps de
fermeture du transistor (en pratique tr = 1,5 tf).
Ainsi, dans
l’expression : E = - L
,
devient plus grand, E devient donc plus petit
et la tension
aux bornes de
est limitée à une valeur comprise couramment
entre 500 et 600 volts.
Durant toute la phase de
blocage,
ne peut se décharger, la tension
d’alimentation étant en opposition avec le courant de décharge et le transistor
n’étant pas conducteur.
Décharge de ![]()
Lors de la remise en
conduction du transistor, la tension
décroît rapidement : le courant
dans le transistor est alors la superposition
d’un courant
à
croissance linéaire dans l’enroulement
et du courant de décharge exponentielle du
condensateur
(
)
qui traverse
et
(figure 10) .
Ce courant
permet au courant traversant le transistor, d’avoir
des la remise en conduction de celui-ci, une valeur assez importante pour lui
assurer une commutation plus franche.
Comme nous le voyons, la
valeur des composants constituants ce circuit doit être calculée de façon
précise pour que les constantes de temps soient respectées. On parvient ainsi à
protéger le circuit de puissance.
2)
Mise en forme de la commande de base
Il ne suffit de protéger
l’espace émetteur collecteur par le circuit précédent. Il faut également donner
une forme précise au signal appliqué sur la jonction base émetteur pour obtenir
un fonctionnement fiable du transistor en régime bloqué saturé.
Lors de la saturation, le
transistor a stocké beaucoup de charges sur sa base. Si lors du blocage, on se
contente d’annuler la polarisation base émetteur, le courant de collecteur
continue de circuler en utilisant ces charges, il est donc nécessaire de les
éliminer rapidement lors du blocage. Ceci s’obtient en appliquant une tension
inverse sur la jonction base émetteur qui va déstocker ces charges.
De même, nous avons vu
précédemment que lors du passage de l’état bloqué à l’état saturé, le
transistor fonctionne un court instant en amplificateur et dissipe une
puissance importante.
Le circuit de mise en
forme du signal de commande intervient pour raccourcir sa transition en
conjuguant son action avec celle du circuit retardateur (décharge de
).
Le but du circuit que nous
allons examiner maintenant, est de modifier l’allure du courant de base du transistor
découpeur, ceci est obtenu par la charge et la décharge d’un condensateur.
La (figure
11) représente un tel circuit de commande ainsi que le sens des différents
courants à l’instant du blocage.
Ce circuit se compose d’un
transistor driver
commandé par le multivibrateur de
l’alimentation et attaquant l’enroulement
du transformateur
,
de la jonction base émetteur du transistor découpeur
,
des résistances
,
,
du condensateur
et de l’enroulement
du transformateur
.
Ces deux transistors
fonctionnent en commutation et en phase : en raison du sens de branchement
de
et
,
lorsque
est bloqué,
l’est aussi.
La phase de
blocage :
A l’instant
,
la croissance du courant
dans l’enroulement
est stoppé, car
est bloqué,
décroît à travers la cellule
-
et les polarités de
s’inversent (loi de Lenz). La décroissance
rapide de
induit une impulsion de tension aux bornes de
et un courant
circule du point A vers le point B à travers
et
qui est déchargé (figure
11) . Cette impulsion de courant a deux effets :
Aux bornes de
apparaît une tension qui polarise en inverse
la jonction base émetteur du transistor
.
La charge de
se fait sur le mode exponentiel décroissant.
Ceci provoque de façon cumulative, le blocage quasi instantané du transistor
découpeur par application d’un fort courant de base inverse et d’une
polarisation base émetteur négative.
Le transistor
restera bloqué pendant tout le temps de la
charge de
.
La phase de
saturation :
Reportons nous sur la (figure 12) . A l’instant
,
le transistor
est saturé, le courant
à croissance linéaire traverse l’enroulement
et l’espace émetteur collecteur de
.
Il induit une tension aux
bornes de
dont les polarités sont représentées (figure 12) . Le courant
qui circule de B vers A débite sur une charge
résistive (
,
jonction émetteur base) et capacitive
.
chargé pendant
la phase du blocage selon les polarités indiquées (figure
11) , va se décharger rapidement et renforcer la saturation de
.
Des que
est déchargé, le courant
va charger
avec les polarités indiquées (figure
12) . Des que
est chargé (à l’instant
),
l’enroulement
est connecté à une charge simplement résistive
et le courant
qui
le parcourt a une croissance linéaire. Le condensateur
sera déchargé et rechargé dans le sens inverse
pendant la phase de blocage suivante.
Ce procédé qui consiste à
insérer un condensateur dans le circuit de commande pour mettre en forme le
courant de base est utilisé également avec les découpeurs pilotés différemment.
Les téléviseurs couleurs
sont fréquemment équipés d’alimentation à découpage à fréquence fixe.
Ce procédé permet de
modifier la quantité d’énergie transférée au secondaire selon la charge en rendant réglable le temps
de conduction du transistor découpeur par une action sur le rapport cyclique du
signal de commande de ce transistor.
Il existe également une
alimentation dite auto oscillante à fréquence variable et dans laquelle un auto
oscillateur, fonctionnant à haut niveau d’énergie, délivre un signal découpé de
rapport cyclique fixe dont la fréquence varie selon la consommation du
téléviseur. Si celle-ci augmente, la fréquence du signal découpé diminue le
temps de conduction du transistor découpeur augmente, et d’avantage d’énergie
est transférée aux circuits du téléviseur et inversement.
V – Alimentation à découpage à fréquence fixe
Sur la (figure
13) est représenté le synoptique de l’alimentation à découpage à fréquence
fixe et sur la (figure 14) le schéma d’une alimentation
à découpage à fréquence fixe. Voyons les différents circuits de cette alimentation :
L’oscillateur est, généralement, une
cellule RC qui délivre un signal rectangulaire ou triangulaire.
L’étage de modification du rapport
cyclique est, comme son nom l’indique, le circuit qui va commander le temps de
conduction du découpeur en faisant varier l’allure du signal délivré par
l’oscillateur
L’amplificateur d’erreur compare en
permanence une tension mesurée sur le secondaire à une tension de référence. Il
en détecte l’écart et le transmet sous la forme d’une tension d’erreur qui sert
de commande à l’étage de modification du rapport cyclique.
Le circuit de démarrage et de mesure
de courant a un double rôle :
Lors de la mise en service du
téléviseur, il enraye la montée en régime établi de l’alimentation, si un débit
anormal est détecté.
Il opère la mise en sécurité du
circuit primaire, si en cours de fonctionnement, le courant de découpage
devient trop élevé.
L’étage pilote (driver) est un étage
tampon qui délivre au découpeur un signal amplifié et mis en forme.
Différents circuits de protection qui
permettent un bon fonctionnement du transistor découpeur en régime de
commutation.
Les autres étages (redressement,
découpage et ses protections secondaires) n’ont aucune particularité dans ce
type d’alimentation.
A)
Les circuits spécifiques de l’alimentation à fréquence fixe
1)
Le circuit oscillateur
Le schéma de ce circuit
est donné à la (figure 15) . Le fonctionnement de ce
circuit repose sur la charge et la décharge du condensateur
.
Il s’agit d’un relaxateur.
L’élément actif est un
transistor uni jonction programmable (TUP) que l’on appelle parfois thyristor à
double gâchette.
Le seuil de déclenchement
de ce composant, c'est-à-dire la tension qu’il faut appliquer entre anode et
cathode pour que le TUP devienne conducteur, est fixé par le potentiel présent
sur l’une des gâchettes de commande.
Ainsi, si la commande sur
la gâchette d’anode (Vga) est égale à + 8 volts, le TUP devient conducteur des
que la tension d’anode (Va) dépasse le seuil de + 8 volts.
De même, si la tension de
gâchette de cathode (Vgk) est fixée à + 8 volts, le TUP entre en conduction
lorsque la tension de cathode (Vk) devient inférieure à + 8 volts.
Dans le circuit de la (figure 14) , la tension Vgk est de + 10 volts, la tension
entre anode et masse est égale à + 15 volts.
Lorsque l’on met le
téléviseur sous tension, des que la tension + 250 volts apparaît, le pont de
résistances constitué par R642, R637, R611 et R612 est alimenté.
Sur l’anode du TUP (Th600)
apparaît une tension de + 15 volts et sur la gâchette de cathode, une tension
de + 10 volts.