Bases de
temps horizontales et verticales de téléviseurs couleurs
I – Les
circuits d’élaboration des signaux de commande
Sur la (figure
1) est représenté le synoptique des bases de temps d’un téléviseur
couleurs.
A) La séparation
Il s’agit d’extraire les
signaux de synchronisation du signal composite arrivant dans le circuit vidéo.
Ces signaux, fixes à l’émission, doivent être restitués fidèlement à la
réception, en durée et en amplitude par le séparateur, quelles que soient les fluctuations
du signal vidéo composite. Pour ce faire, deux techniques existent :
1) La séparation par alignement
Ce système a été longtemps
le plus utilisé. Le signal vidéo (figure 2) composite est
appliqué sur la base du transistor Tr1 et les signaux de synchronisation sont
disponibles sur le collecteur. Ceci est possible car le pont diviseur Rb1 et
Rb2 est calculé de façon telle que le transistor soit bloqué par l’arrivée de
chaque top de synchronisation sur sa base.
Ce système très simple,
présente l’inconvénient de rendre l’extraction délicate dans le cas d’une
mauvaise réception de l’émission, c’est pourquoi, un autre procédé a été
élaboré.
2) La séparation à l’aide du niveau du noir
Cette formule améliore la
précédente en rendant l’extraction indépendante du contenu de l’image. Ce
procédé utilise un circuit que nous avons examiné dans le chapitre consacré à
la FI vidéo : le circuit de CAG à sélection du niveau du noir qui commande
le gain des étages FI et HF. Rappelons son fonctionnement
(figure 3 ) .
Le signal vidéo, présent aux
bornes de la Résistance R
qui est la matérialisation de l’étage précédent (détection ou amplification
vidéo), est appliqué aux cathodes des diodes D
et D
.
La diode D
,
polarisée dans le sens direct, est passante, elle court circuite le signal
vidéo sauf lorsqu’une impulsion négative de retour ligne lui est appliquée sur
son anode, laquelle est reliée à un enroulement secondaire du transformateur
THT.
La (figure
4) fait apparaître le synchronisme entre le signal vidéo et les impulsions
négatives de retour ligne appliquées sur l’anode de la diode D
.
Au temps t, une impulsion
négative apparaît sur l’anode de la diode D
qui se bloque. La tension présente aux bornes de R n’est plus mise à la masse
par D
,
elle est détectée par la diode D
et le condensateur C
qui délivrent une tension continue appliquée à la base du transistor T
(figure 3) . Le condensateur C
a une valeur telle qu’il reste chargé pendant toute la durée d’une ligne,
assurant la conduction de T
.
La tension appliquée à la
base de T
est fonction de l’amplitude des tops de synchronisation ligne et cette
amplitude est toujours la même à l’émission.
Sur la (figure
4 a) , nous voyons que la tension vidéo proprement dite a varié de la ligne
L
à la ligne L
du fait d’un changement du contenu de l’image. Par contre, l’amplitude des tops
lignes n’a pas changé. Le condensateur C
reçoit donc à chaque temps t, une tension invariable pour un même niveau de
réception.
A la (figure
4 b) , nous constatons que le niveau de réception a diminué :
l’amplitude des tops est plus faible.
Aux temps t, la base du
transistor T
recevra une tension moins négative, donc T
conduira moins et ce, quelque soit le contenu de l’image.
Sur le collecteur du
transistor T
,
nous disposons d’une tension dont la valeur ne dépend que de l’amplitude des
tops ligne, donc du niveau d’émission. Cette tension est utilisée pour la
production du CAG et comme tension de référence pour l’extraction des signaux
de synchronisation. Dans ce cas, le principe de fonctionnement est indiqué (figure 5) .
Le signal vidéo composite est
appliqué à un circuit dont le point de fonctionnement est fixé à chaque ligne
par la tension correspondant au niveau du noir. De ce fait, l’extraction des
signaux de synchronisation est peu affectée par les variations du contenu de
l’image.
3) Le tri des impulsions de synchronisation
Après séparation du signal
vidéo composite, il faut trier les tops de synchronisation ligne et trame afin
d’envoyer sur chaque base de temps que les tops la concernant. Or, ils ont tous
la même amplitude, ils ne diffèrent que par leur durée (plus grand dans le cas
du top trame). La solution usuelle pour séparer les impulsions courtes (tops
ligne) des impulsions longues (tops trame), consiste à associer un circuit
différentiateur à un circuit intégrateur (figure 6) ,
comme nous l’avons décrit dans le chapitre 11. Dans le cas d’émissions en
modulation négative (par exemple en norme B), des précautions supplémentaires
doivent être prises car les impulsions de synchronisation dans le signal vidéo
composite correspondent au maximum de la modulation et sont donc sensibles aux
parasites. Dans ce cas, on peut rencontrer dans cet étage, un ou plusieurs
circuits anti-bruit.
B) L’oscillateur ligne
Nous retrouvons les
différents procédés utilisés sur les téléviseurs noir et blanc pour produire le
signal de commande (blocking, relaxateur, multivibrateur …..). Le plus souvent,
c’est un circuit intégré qui délivre le signal et l’applique à un étage
adaptateur. Ce dernier, selon le type de l’étage de puissance (à tubes, à
transistors ou à thyristors), effectue la mise en forme de ce signal.
C) Asservissements du signal de commande : le
comparateur de phase
Son rôle est d’assurer la
coïncidence de la synchronisation produite à l’émission et de la
synchronisation produite par le récepteur de sorte que l’image reçue soit
parfaitement centrée sur l’écran et stable. Ce résultat est obtenu par
comparaison de la phase des impulsions de retour ligne et de la phase des tops
de synchronisation délivrés par le séparateur.
Certains constructeurs
placent le réglage manuel du cadrage horizontal à ce niveau, en rendant
variable, par un potentiomètre, la coïncidence de ces deux signaux.
L’utilisation du
magnétoscope et autres circuits de péritélévision justifie des dispositifs de
rattrapage de la synchronisation plus rapides que le simple montage comparateur
de phase/séparateur. Par exemple, un léger pleurage de la bande lue par un
magnétoscope provoque une modulation de la fréquence des tops de
synchronisation reçus par le téléviseur. Afin que le balayage du téléviseur
suive celui du magnétoscope, le circuit de commande comprend fréquemment un ou
deux étages comparateurs de phase supplémentaires.
Par exemple, dans ce dernier
cas, nous trouverons :
Le premier comparateur entre le séparateur et
l’oscillateur
Le second entre le balayage ligne et l’oscillateur
Le troisième entre le balayage et le séparateur.
Celui-ci se verrouille lorsque les deux premiers sont en coïncidence (figure 7)
On parvient de la sorte à
garder la synchronisation ou à éviter des phénomènes gênants sur l’écran tels
les ondulations des lignes verticales.
D) L’oscillateur trame
Ce circuit existe sous
différentes formes (oscillateur bloqué, relaxateur…) que nous avons présentées
précédemment. La synchronisation de ce circuit se fait aujourd’hui de deux
façons :
Soit le signal délivré par l’oscillateur est remis
en phase grâce à un décomptage à partir de la fréquence ligne. Dans ce cas,
l’oscillateur ligne délivre un signal à une fréquence double de la fréquence
ligne (soit 31,250 kHz). Ce signal, après asservissement par le comparateur de
phase, a sa fréquence divisée par 625, et synchronise l’oscillateur trame.
Soit le top trame issu du circuit intégrateur du
trieur est appliqué directement à l’oscillateur. Dans ce cas, pour éliminer des
impulsions parasites qui déclencheraient l’oscillateur de façon aléatoire,
celui-ci est équipé d’une porte anti-bruit qui bloque toute impulsion
indésirable pendant 15 à 16 millisecondes à chaque balayage. La (figure 8) illustre ce processus.
E) Les signaux de service
En présentant le synoptique
des circuits de base de temps (figure 1) . Nous avons
remarqué que des signaux de service étaient délivrés. Il s’agit de signaux
destinés aux circuits de décodage et de vidéo comme nous le verrons dans un
prochain chapitre :
1 impulsion de commande pour le décodage couleur
1 impulsion permettant l’effacement des retours
lignes
1 impulsion permettant l’effacement des retours
trame
Ces trois signaux sont
fréquemment superposés en un point du circuit de commande des bases de temps et
appelés Sand Castle (figure 9) .
Les différents circuits que
nous venons de présenter sont concentrés dans un seul circuit intégré. Un
exemple est représenté (figure 10) , montrant le
synoptique du TDA 1950 F. Ce circuit assure les fonctions suivantes :
Séparation des tops de synchronisation ligne et
trame
Elaboration et asservissement de la commande de la
base de temps horizontale
Elaboration de l’impulsion de Sand Castle
Commutation des constantes de temps des comparateurs
de phase lors de l’utilisation du téléviseur en audio-visuel
II – Le
balayage vertical
A) présentation
Il s’agit de fournir au
déviateur un courant de forme, d’amplitude et de fréquences appropriées pour
que le déplacement vertical du spot sur l’écran permette une reproduction
fidèle de l’image. Une partie de l’étage élabore et synchronise un signal de
commande, l’autre partie l’amplifie, le convertit en un courant de balayage
d’intensité importante. La première partie de cet étage est identique en
télévision noir et blanc et en télévision couleurs, alors que la seconde est
modifiée : la puissance à fournir au déviateur du tube trichrome est plus
importante (40% environ) et d’autres circuits sont rajoutés : les circuits
de correction de géométrie et d’élaboration de signaux de commande pour le
décodage des informations couleurs (figure 11) .
Ce chapitre se limite à la
présentation du circuit de puissance et du circuit de S (ainsi que la partie
correction (Nord-Sud), la partie convergences relève d’un autre chapitre et
l’oscillateur a été présenté au cours du chapitre précédent.
Après un bref rappel sur le
fonctionnement du circuit de puissance et de correction de S, nous examinerons
les différents procédés utilisés en télévision couleurs qui permettent de
délivrer le courant de balayage trame.
B) Formation du courant de balayage
1) Rappels sur la forme du courant de balayage
Le rayon de courbure des
écrans des tubes cathodiques est plus grand que la distance entre le centre de
déviation et l’écran. Il faut donc, pour obtenir un déplacement linéaire du
spot, procéder à une modification de l’allure du signal de balayage tant
horizontalement que verticalement. La (figure 12 a)
représente le résultat à obtenir, la (figure 12 b)
l’image obtenue sans correction de S, la (figure 12 c)
montre l’allure du courant de déflexion.
Pour le balayage vertical,
cette correction s’obtient généralement par un circuit de contre réaction entre
la sortie et l’entrée de l’amplificateur (figure 13) .
2) L’amplification du courant de balayage
De par la fréquence (50 Hz)
et l’amplitude du signal traité, l’amplification verticale ressemble à un
amplificateur basse fréquence. Nous retrouverons en télévision couleurs les
mêmes procédés de traitement du signal que ceux que nous avions examinés au
cours du chapitre 13 pour les téléviseurs noir et blanc (étages à tubes, à
transistors, à circuits intégrés), ainsi que d’autres plus performants
(générateurs de fly-back, SMVD….).
C) Base de temps verticale à tubes
Le circuit utilisé sur les
téléviseurs noir et blanc est appliqué aux téléviseurs couleurs moyennant
quelques modifications qui permettent d’atteindre le niveau énergétique
nécessaire. La (figure 14) représente un tel étage.
La triode V1 est utilisée
dans un circuit de blocking qui délivre le signal de commande. Celui ci, après
un réglage de linéarité (P3) et d’amplitude (P2), est appliqué à l’entrée d’un circuit
préamplificateur (triode V2) et amplifié par la pentode de puissance (V3) qui
attaque le déviateur via le transformateur T2.
Ce circuit utilise le schéma
de base d’un étage de balayage vertical de téléviseur noir et blanc équipé
d’une pentode de puissance du type ECL 85. Ce tube, limité en puissance par ses
caractéristiques, notamment sa tension d’anode (Va) maxi (170 volts) et son
courant d’anode (Ia) maxi (40 mA), rendait le circuit inapte au balayage
vertical d’un tube trichrome. Ceci a été rendu possible par la substitution
d’un tube plus performant du type ECL 805 (Va max. = 300 volts, Ia max. = 75
mA).
Il en est de même pour la
base de temps verticale à transistors que nous examinons maintenant.
D) Base de temps verticale à transistors
Chaque fonction de l’étage
est assurée par un ou plusieurs transistors, comme pour les téléviseurs noir et
blanc (générateur d’impulsions ou oscillateur, adaptateur, mise en forme,
préamplification, amplification). La (figure 15) donne un
exemple d’une telle base de temps (document Thomson).
Les transistors Hb01 et Hb02
constituent un oscillateur, Hb03 est l’étage de mise en forme et Hb04
l’adaptateur d’impédance, Hb05 est le pré-driver et Hb06-Hb07 les drivers.
Les deux transistors de sortie
Hb08 et Hb09 sont montés sur radiateur.
La partie positive du signal
sort sur l’émetteur de Hb08 et la partie négative sur le collecteur de Hb09. Le
potentiomètre Pb04 sert à ajuster la polarisation de Hb06 pour avoir un
recouvrement correct des parties positives et négatives du signal (cross over).
Il ne s’agit donc que d’un classique amplificateur BF dont le push-pull de
sortie délivre un courant moyen de 0,6 A.
E) Base de temps verticale utilisant un circuit intégré
La réalisation de circuits
intégrés amplificateurs capables de supporter un courant moyen de deux ampères
a permis l’élaboration d’étages de balayage fiables et comprenant peu de
composants.
Il existe actuellement de
nombreux circuits intégrés qui assurent à la fois la génération de la dent de
scie, l’amplification et la correction du courant de balayage. La (figure 16) représente le diagramme du TDA 1170.
L’oscillateur est formé d’un
amplificateur différentiel dont l’entrée positive est à un potentiel de référence
+ 6,40. La broche 6 délivre une tension régulée de + 6,4 volts qui sert à
ajuster la fréquence de l’oscillateur par la cellule RF/CF. les tops de
synchronisation sont appliqués à la broche n° 8. Le réglage d’amplitude se fait
sur la broche n° 7 : le potentiomètre RAmpl. Fait varier la polarisation
du générateur de Rampe.
Un circuit de contre
réaction (composé des condensateurs CL
-CL
et du potentiomètre Rlin.) placé entre l’entrée et la sortie de l’étage
adaptateur, permet un réglage de la linéarité. Le préamplificateur transmet le
signal à l’amplificateur intégré composé de transistors montés en Darlington
délivrant un courant crête de 1,6 A.
La
(figure 17) reproduit le schéma d’un étage vertical équipé d’un tel circuit
ainsi que les oscillogrammes (document Grundig).
Néanmoins, ce type de
circuit intégré a des possibilités limités des lors que le courant de balayage
crête à crête dépasse 3 A. Il est nécessaire d’intercaler un étage
amplificateur entre le circuit intégré et le déviateur ou d’utiliser d’autres
procédés.
F) Base de temps verticale à circuit intégré suivi d’un
amplificateur à transistor
La (figure
18) représente la solution couramment retenue par les constructeurs pour
effectuer le balayage vertical des tubes cathodiques 110°, qui nécessitent un
courant de balayage plus important. L’amplificateur composé de deux transistors
est placé entre le circuit intégré et le déviateur.
Des que le courant délivré
par l’amplificateur de circuit intégré croît : il provoque une chute de
tension aux bornes de la résistance.
Pour toutes les valeurs du
courant Iv comprises entre I
et I
de
part et d’autre de 0, la chute de tension qu’il provoque aux bornes de la
résistance R est insuffisante pour provoquer la conduction de l’un des deux
transistors.
Par contre, du temps t
à t
,
le courant passant de la valeur I
à Imax. Pour revenir à I
permet
au transistor PNP Tr2 de conduire et d’amplifier.
De même de t
à t
,
le courant Iv passant de la valeur I
à Imax. pour revenir à I
(durant la première partie du retour) provoque la conduction du transistor NPN
Tr1. La (figure 19) montre un exemple de ce type de
montage (document ITT).
G) Générateur de Fly-Back
1) Principe
Dans ce montage, le
rendement de l’amplificateur vertical est amélioré en augmentant
artificiellement la tension d’alimentation pendant le temps de retour trame
grâce à un système de récupération de l’énergie. La (figure
20) en illustre le principe.
Durant l’aller du balayage,
l’interrupteur T (un transistor) est ouvert et C se charge à travers R à la
tension + V au point B. Lors du retour, T se ferme, le point A est placé au
potentiel de l’alimentation et l’autre armature du condensateur C (point B) se
trouve ainsi placée à un potentiel sensiblement égal au double de la tension
d’alimentation, la diode D étant bloquée. Cet artifice permet d’augmenter le
rendement de l’étage et d’améliorer la forme du signal de balayage.
En effet, à chaque retour
trame, la self induction de la bobine va tenter de maintenir le courant qui la
traverse, de même valeur et de même sens que le courant de l’aller. Ce
phénomène bien connu, régi par la loi de Lenz, transforme la bobine en
génératrice et l’amplificateur en récepteur, une surtension apparaît alors, ce
qui est dangereux pour les composants. Le générateur de Fly-Back ou booster
réduit en grande partie cette surtension et donne au flanc de retour du signal une
forme et une amplitude correctes.
2) Fonctionnement
La (figure
21) reproduit le schéma d’un tel générateur (documentation Barco). Des
qu’apparaît l’impulsion de retour de trame qui fait conduire Tr2 via R
,
le condensateur C
qui venait de se charger à 27 volts via D
,
D
et R
,
lors du balayage de trame précédent, voit son armature négative brutalement
amenée à + 27 volts, de sorte qu’à la cathode de D
(d’ailleurs bloquée, à présent), apparaît une tension de + 27 V + 25 V = + 52 V
(broches 13 et 14). Cette pointe de tension redresse le flanc de retour puisque
les caractéristiques L, R de la bobine et le courant de déviation restent bien
sûr inchangés contrairement à la tension d’alimentation qui se trouve doublée
pendant cet instant. Cet artifice réduit de moitié la puissance demandée à
l’alimentation.
Certains châssis associent
d’ailleurs à l’amplificateur vertical le générateur de Fly-Back et un deuxième
amplificateur intégré. La (figure 22) reproduit un tel
montage.
H) Systèmes à rendement élevé
1) Présentation
Un autre procédé permet
d’obtenir le courant de balayage vertical à partir d’un signal rectangulaire
découpé à fréquence élevée, dont le rapport cyclique est modulé par une dent de
scie à fréquence trame. Ce signal modulé d’amplitude constante est ensuite
amplifié.
Le courant en dent de scie
du balayage est obtenu en l’appliquant à une cellule intégratrice comprenant
notamment l’inductance du déviateur. Plusieurs avantages ressortent :
La mise en forme est plus précise : il est plus
efficace de modifier le rapport cyclique
d’un signal que d’utiliser des circuits de contre réaction (type correction de
S) de valeurs empiriques.
L’amplificateur travaille avec un signal d’amplitude
constante, ce qui facilite ses conditions de travail.
Il est possible d’utiliser les impulsions de retour
lignes pour alimenter cet étage.
2) Principe
Reportons nous au synoptique
de la (figure 23) , l’oscillateur trame, synchronisé par
l’émetteur, commande le générateur de dent de scie de la même façon que dans
les montages précédents, un générateur de découpage délivre un signal
rectangulaire à une fréquence de 80 à 100 kHz (générateur asynchrone) ou à la
fréquence ligne (générateur synchrone). Ces deux signaux sont appliqués à un
circuit dit modulateur de largeur qui fait varier de façon graduée le rapport
cyclique du signal découpé en fonction de sa position relative à la dent de
scie trame (figure 23 C) .
Ce signal modulé est ensuite
amplifié et appliqué à la cellule intégratrice (figure 23 D)
.
3) Le système synchrone
Le principe de base de ce
système repose sur une transformation directe de l’énergie disponible à la
fréquence ligne en énergie à la fréquence trame. Bien qu’il soit possible de
faire fonctionner ce système durant l’aller du balayage, le procédé utilisé est
commandé durant le retour ligne et connu sous le nom de système commandé en
phase durant le retour (en anglais SSVD). Reportons nous au synoptique de la (figure 24) .
Sur la première ligne du
synoptique, nous trouvons l’entrée de la synchronisation extérieure,
l’oscillateur trame et le générateur de dents de scie. Ces circuits, précédemment
expliqués, ne seront pas réexaminés.
Le cœur du montage est
constitué de deux modulateurs. Ceux ci reçoivent chacun :
Sur une entrée, la dent de scie à la fréquence
trame ;
Sur l’autre entrée, un signal à la fréquence ligne
délivré par un circuit de mise en forme qui écrête et calibre les impulsions de
retour ligne.
Les modulateurs comparent
ces deux signaux et font varier le rapport cyclique du signal à la fréquence
ligne en fonction de sa position relative par rapport à la dent de scie trame.
L’oscillogramme c (figure 23) montre l’élargissement graduel de la largeur
des impulsions ligne durant la phase d’aller du balayage trame.
Le modulateur 1 fait
augmenter le rapport cyclique du signal à la fréquence ligne alors que le
modulateur 2 le fait diminuer.
Ces deux signaux sont
appliqués à un étage amplificateur et adaptateur d’impédance (driver 1 et
driver 2).
Le courant de déviation est
fourni par les générateurs G
et G
(deux enroulements du transformateur THT). La croissance linéaire de ce courant
dans le déviateur est contrôlée par la fermeture et l’ouverture des
interrupteurs Th1 et Th2, deux thyristors dont la conduction est commandée par
les drivers 1 et 2.
a) Le circuit de mise en forme
La (figure
25) représente un circuit de mise en forme des impulsions ligne. En effet,
celles ci doivent être calibrées et déformées pour être exploitées par les
circuits modulateurs.
Les impulsions de retour
ligne se présente au point A en lancées positives (figure
25-1) . Elles sont écrêtées de leur partie négative par la diode D
(figure 25-2) . Pendant un aller de balayage, la tension
est de – 0,7 V aux bornes de D
et nulle au point B. L’arrivée d’une impulsion de retour ligne en t
bloque les deux diodes D
et D
,
ce qui élève instantanément le potentiel du point B à une valeur positive
déterminée par le pont diviseur composé des résistances R
,
P
,
R
et R
(soit 1,2 V dans le cas présent). Des cet instant, le condensateur C1, qui
n’était qu’un court circuit aux bornes de R7 se charge de t
à t
,
la tension au point B passe de 1,2 V à 1,7 V.
Cette variation est
répercutée au point D. En t
,
début de l’aller du balayage, les diodes D
et D
sont conductrices et le point B est ramené brutalement à un potentiel nul. Ce
processus permet ainsi de recueillir au point D (figure
25-3) des impulsions de forme particulière avec un toit en pente
correspondant à la charge du condensateur C
.
Ces impulsions sont appliquées au circuit modulateur.
b) Le circuit modulateur de rapport cyclique
Ce circuit est construit
autour des deux amplificateurs opérationnels.
Rappels sur l’amplificateur opérationnel
Ce composant dit ampli-op
doit son nom au fait qu’à l’origine, il fut utilisé dans les calculateurs
analogiques pour effectuer des opérations mathématiques. C’est un amplificateur
à courant continu dont les caractéristiques sont les suivantes :
Impédance d’entrée infinie.
Impédance de sortie très faible.
La tension de sortie est de même signe que la
tension présente sur l’entrée non inverseuse (+) et de signe contraire à celle
présente sur l’entrée inverseuse.
Le gain de l’ampli-op est infini en boucle ouverte,
c’est à dire sans contre réaction du signal de sortie sur le signal d’entrée (figure 26) . Si deux tensions variables sont appliquées
aux entrées, le signal de sortie a la forme indiquée par l’oscillogramme de la (figure 26) .
Les oscillogrammes montrent
le signal de sortie obtenu dans chaque cas à partir des différents signaux
d’entrée.
L’amplitude du signal Vs
(théoriquement infinie) est comprise entre le potentiel de la masse et la
tension d’alimentation + Va.
Ce procédé est utilisé pour
moduler la largeur des impulsions de retour ligne. Reportons nous au schéma de
la (figure 27) . L’étage modulateur utilise les ampli-op
1 et 2.
Le signal en dent de scie à la fréquence trame est
appliqué à l’entrée inverseuse de l’ampli-op n°2, superposé au train
d’impulsions retour ligne.
Ce signal est également appliqué à l’entrée non
inverseuse de l’ampli-op n°1.
Le signal d’effacement est appliqué à l’entrée non
inverseuse de l’ampli-op n°2. Il s’agit d’un signal carré délivré par
l’oscillateur trame dont le rôle est d’inhiber le fonctionnement du modulateur
à la fin de l’aller du balayage trame. Sa durée (1 ms) correspond au temps de
retour du balayage.
L’entrée inverseuse de l’ampli-op n°1 reçoit le
train d’impulsions retour ligne délivrée par le circuit de mise en forme.
Par cette combinaison, en
sortie de chaque ampli-op, nous retrouvons un signal correspondant à la
différence des tensions Ve appliquées aux entrées, tel que nous l’avons rappelé
en début de paragraphe.
Puisque les ampli-op
travaillent en boucle ouverte, leur gain est très grand et l’amplitude Vs du
signal de sortie est limitée par la tension + Va d’alimentation. Nous obtenons
au point A, une suite de signaux carrés de largeur croissante et l’inverse au
point B.
Remarquons dans ce
processus, l’importance de la mise en forme des impulsions de retour ligne. Ces
deux signaux sont appliqués à un étage tampon ou driver.
L’étage driver