Production de la THT – Circuits annexes
I – La production de la très haute tension
Le cathoscope trichrome
utilise une tension anodique, dite THT, comprise entre 23 et 25 kV et un
courant anodique variant entre 0,5 et 1,5 mA selon le contenu de l’image. Le
procédé généralisé pour obtenir cette énergie est l’utilisation des retours de
balayage ligne, tout comme dans les téléviseurs noir et blanc.
Toutefois, compte tenu de
la valeur élevée de la tension nécessaire, les problèmes d’isolement sont
critiques, de plus les variations importantes du courant anodique, selon le
contenu de l’image, nécessitent une bonne régulation de ce circuit pour ne pas
affecter la brillance et la finesse de l’image sur l’écran.
A)
Le redressement direct
L’idée la plus simple qui
vient à l’esprit pour élaborer cette tension est de réaliser un transformateur
THT dont le rapport de transformation est suffisant pour fournir les 25 kV.
Cette tension est ensuite redressée par une diode et filtrée par la capacité
tube.
Les armatures de cette
capacité sont les parois graphiques externe et interne du cathoscope et son
diélectrique est le verre du tube. La capacité ainsi formée a une valeur de 1 à
2 nF et est suffisante pour filtrer le courant anodique à la fréquence ligne.
1)
Base de temps à tubes
La (figure
1) donne l’exemple d’une base de temps utilisant quatre tubes. La tension
d’alimentation HT est comprise entre 300 et 400 volts et les impulsions de
retour ligne ont une amplitude de 4 à 5 kV sur l’anode de la pentode de
puissance V1. Il suffit donc que le rapport de transformation entre les
enroulements L
et L
soit de 5 ou 6 selon les cas, pour que la tension appliquée sur l’anode de V3
atteigne la valeur requise. Cette tension est redressée par la diode de V3 et
filtrée par le condensateur C
(capacité du tube image).
La tension de chauffage
filament de la diode V3 est formée par un enroulement spécial (L
)
de quelques spires bobinées sur le transformateur THT T1. En effet, vu la
proximité du filament et de la cathode ainsi que la tension présente sur
celle-ci, il est impossible de chauffer V3 à partir de l’alimentation générale
sous peine d’amorçage entre la THT et la masse. La (figure 2)
représente un tel transformateur THT.
2)
Base de temps à transistors
La (figure
3) représente le circuit de production de la THT d’une base de temps
horizontale à transistors.
La tension d’alimentation
est généralement d’environ 100 volts et les impulsions de retour ligne présents
sur le collecteur du transistor TR1 n’excèdent pas 1200 V
.
Pour obtenir 25 kV aux bornes de l’enroulement secondaire L
,
le rapport de transformation entre L
et L
doit être supérieur à 20. Le redresseur D1 est constitué par une succession de
diodes reliées en série et se présente sous la forme d’un bâtonnet. Le filtrage
de la THT est effectué par la capacité du tube cathodique C
.
Une prise intermédiaire sur l’enroulement L
permet de prélever la tension de concentration du cathoscope. Cette tension de
6 kV environ est redressée par la diode D2 et filtrée par le condensateur C2.
Ce procédé d’élaboration de la THT, simple dans son principe, pose de délicats
problèmes de réalisation du transformateur.
3)
Le transformateur
Quelque soit le montage
utilisé, tubes ou semi conducteurs, la réalisation d’un transformateur THT est
délicate, compte tenu du rapport de transformation élevé et du couplage lâche
(questions d’isolement) entre les enroulements primaires et secondaires, des
facteurs secondaires indésirables apparaissent au cours du balayage, se
traduisant par un échauffement du transformateur ou un tassement de l’image sur
la gauche de l’écran correspondant au début de l’aller du balayage. Reportons
nous à la (figure 4) qui représente le schéma équivalent
d’un circuit THT :
L1 désigne l’inductance de
l’enroulement principal L
du transformateur et du déviateur.
C1 est la capacité parasite de L
.
L2 est l’inductance de fuite entre le
primaire et le secondaire.
C2 est sa capacité répartie.
C3 est la capacité comprise entre la
sortie THT et la masse.
La surtension
correspondant au temps de retour du balayage ligne, présente aux bornes du circuit
L1 / C1, est transmise au circuit L2 / C2 et élevée selon le rapport de
transformation entre l’enroulement primaire et l’enroulement secondaire.
L1 est sa capacité parasite C1
forment un circuit oscillant résonnant sur une fréquence propre que nous appelons
f
.
Une demi période de cette oscillation constitue le retour de balayage.
L2, inductance de fuite du
transformateur et sa capacité répartie oscillant sur une autre fréquence
appelée f
.
Durant l’aller du
balayage, l’inductance L1 est traversée par le courant de déviation et donc le
circuit L1-C1 n’oscille pas.
Lors du retour, ce circuit
oscille à la fréquence de retour f
et le circuit L2-C2 à la fréquence f
.
Si à la fin du retour, ce circuit n’a pas dissipé toute son énergie, il va
continuer d’osciller pendant le début de l’aller suivant, et un phénomène
désagréable à l’œil apparaît, se traduisant par une succession de bandes
verticales sombres et claires sur la gauche de l’écran.
Par contre, on constate
que si ces deux fréquences sont dans un rapport harmonique impair, le circuit
L2-C2 dissipe toute son énergie durant le retour de balayage. Ce résultat est
obtenu à la fabrication par le positionnement optimum des enroulements ou par
l’adjonction d’une inductance variable.
En effet, comme le montre
la (figure 5) , si la fréquence f
est accordée sur l’harmonique 3 de la fréquence f
,
à l’instant t
(fin du retour), les tensions aux bornes des circuits L1-C1 et L2-C2 sont
nulles et l’aller de balayage recommence sans
sur oscillations
parasites. De plus, ce procédé permet d’améliorer le rendement de
l’étage : on constate que du côté primaire, l’impulsion de retour
résultante sur le collecteur du transistor ou l’anode de la pentode est
sensiblement écrêtée et qu’à l’inverse, sur le secondaire, un gain de tension
est apporté. Dans la pratique, le rapport harmonique entre les deux fréquences
varie entre 2,5 et 2,9.
Certains transformateurs
sont accordés sur l’harmonique 5 (figure 6) . Dans ce
cas, l’impulsion sur le secondaire est aplatie et l’impulsion sur le primaire
allongée, il est possible d’utiliser également l’harmonique 7, 9 ou plusieurs
simultanément.
Comme nous le voyons, les
problèmes de fabrication de ces transformateurs sont délicats. Ils ont
toutefois été considérablement réduits grâce à l’utilisation du tripleur de
tension associé à un autotransformateur.
B)
Le redressement par multiplication de tension
Ce procédé utilise un multiplicateur
de Greinacher qui élève et redresse la tension recueillie aux bornes du
transformateur.
Ce tripleur est composé
d’une cascade de cellules comprenant chacune une diode et un condensateur. Ce
montage est une extension du doubleur de Schenkel.
Le tripleur s’obtient en
associant en série un doubleur de Schenkel à une diode et une capacité, un
quadrupleur s’obtient par la mise en série de deux doubleurs et un quintupleur
par la mise en série de deux doubleurs et d’une cellule diode / capacité. C’est
ce dernier montage que l’on rencontre généralement sur les téléviseurs bien que
son appellation usuelle soit tripleur.
Il se présente sous la
forme d’un bloc moulé en résine polymère enrobant les différents composants
pour les protéger de l’humidité et des risques d’amorçage (figure
7) .
1)
Fonctionnement du tripleur
Considérons le schéma de
la (figure 8 a) qui représente un circuit de redressement
mono alternance, branché aux bornes de l’enroulement secondaire L
d’un transformateur.
Pour l’alternance de la
tension représentée aux bornes de l’enroulement L
,
la diode D
est conductrice, elle se présente comme un court circuit.
Le condensateur C se
charge à une tension qui est égale à la valeur maximale ou valeur crête de la
tension aux bornes de l’enroulement. A l’alternance suivante (figure
8 b) , la diode D
ne conduit plus, comme tous les éléments sont supposés parfaits et qu’il n’y a
pas de charge aux bornes du condensateur C, la tension reste constante et égale
à la valeur crête V. Cette tension reste donc constante quel que soit le nombre
d’alternance considéré.
Si nous associons
plusieurs de ces cellules composées d’une diode et d’un condensateur, nous
obtenons un multiplicateur de tension. La (figure 9 a)
montre le schéma d’un multiplicateur par six. Examinons les différentes phases
de son fonctionnement avec une tension alternative sinusoïdale.
Lorsqu’une tension est
induite dans le secondaire L
,
et en supposant que la première alternance se présente comme sur la (figure 9 b) , le condensateur C
se
charge à la tension V. Si le circuit n’a pas de débit, C
reste chargé à la tension crête, car à l’alternance suivante, D
n’est pas conductrice. Mais, en parallèle avec cette diode, nous trouvons le
circuit D
-C
,
ainsi, lors de l’alternance suivante (figure 9 c) , vu le
sens de branchement de la diode D
,
deux tensions apparaissent, qui s’ajoutent et chargent le condensateur C
à la tension 2 V. Nous avons réalisé un doubleur de tension dont le
fonctionnement a été longuement détaillé dans d’autres chapitres.
A la troisième alternance,
la tension V aux bornes de L
se présente avec une polarité négative au sommet du bobinage (figure
9 d) . Nous avons donc trois tensions :
V aux bornes de L
,
V aux bornes de C
(toutes deux sont en opposition et égales, donc elles s’annulent) et 2 V aux
bornes de C
.
Cette dernière permet la charge du condensateur C
grâce à la diode D
conductrice. C
se
charge aussi à 2 V.
A la quatrième alternance,
considérons le circuit de la (figure 9 e) . Trois
tensions apparaissent :
V aux bornes de L
,
V aux bornes de C
et 2 V aux bornes de C
.
Ces trois tensions de même sens s’ajoutent et chargent le condensateur C
à V + V + 2 V = 4 V via la diode D
conductrice.
Nous avons réalisé un
quadrupleur de tension. Par le même processus, nous pouvons réaliser un
sextupleur en rajoutant une diode D
et un condensateur C
(figure 9 f) , une diode D
et un condensateur C
(figure 9 g) .
Dans ce cas, chaque
alternance positive apparaissant au sommet de l’enroulement secondaire L
,
fait apparaître quatre tensions :
V aux bornes de L
,
V aux bornes de C
,
2 V aux bornes de C
et
2 V aux bornes de C
.
Ces tensions, de même sens, s’ajoutent et permettent la charge de C
à la tension 6 V, grâce à la diode D
passante.
Dans la pratique, il
convient de tenir compte du fait que la charge maximum de chaque condensateur
n’est pas réalisée au terme de l’alternance considérée et que l’équilibre n’est
atteint qu’après quelques alternances consécutives.
Ce procédé présente un
inconvénient majeur. En effet, les condensateurs C
et C
sont soumis à des tensions très élevées (de 16 000 à 25 000 volts) et
les claquages dus à des défauts d’isolement sont très fréquents.
2)
Montage pratique
Dans le cas d’un
téléviseur couleurs, la tension appliquée au multiplicateur est alternative
mais non sinusoïdale.
La composante positive de
la tension correspond à une partie de l’impulsion de retour ligne et
l’amplitude est de l’ordre de 7 à 8 kV. Par contre, la composante négative,
correspondant à l’aller du balayage, est comprise entre – 500 et – 1000 volts.
Voyons comment fonctionne le tripleur représenté (figure 10
a) .
Pour simplifier
l’explication, nous admettons que chaque condensateur se charge en un cycle de
balayage. Nous appellerons a la valeur positive de l’impulsion de retour ligne
(7,3 kV, dans notre exemple) et b la valeur de la composante négative de cette
même impulsion (1 kV).
1er temps (figure 10 b) ; partie
positive de la première impulsion
D
conduit
C
se charge à la valeur a
2ème temps (figure 10 c) : partie
négative de la première impulsion
D
bloqué
D
conduit
C
chargé à la valeur + a
C
se charge à la valeur a + b
3ème temps (figure 10 d) : partie
positive de la seconde impulsion
D
,
D
bloquées
C
chargé à la valeur + a
C
chargé à la valeur a + b
D
conduit
C
se charge à la valeur a + b
4ème temps (figure 10 e) : partie négative
de la seconde impulsion
D
,
D
,
D
bloquées
C
chargé à la valeur + a
C
,
C
chargés à la valeur a + b
D
conduit
C
se charge à la valeur a + b
5ème temps (figure 10 f) : partie
positive de la troisième impulsion
D
,
D
,
D
,
D
bloquées
C
chargé à la valeur + a
C
,
C
,
C
chargés à la valeur a + b
D
conduit
C
se charge à la valeur a + b
La tension obtenue aux
bornes de la capacité C
est égale à la somme des tensions présentes aux bornes des condensateurs C
,
C
et C
:
V
= V
+ V
+ V![]()
V
= (a + b) (a + b)
+ a
V
= 3 a + 2 b
En remplaçant a et b par
leurs valeurs, nous obtenons :
V
= 3 x 7,3 + 2 x 1 = 23,9 kV
Si la tension appliquée au
circuit multiplicateur était sinusoïdale, nous aurions a = b et V
serait égale à : 5 a ou 5 b et la sortie serait quintuplée. Du fait de la
forme particulière du signal appliqué, le circuit quintupleur n’effectue qu’une
multiplication par trois d’où son nom de tripleur.
Pour obtenir une THT
comprise entre 23 et 25 kV, il suffit donc de disposer d’impulsions de retour
ligne ayant une amplitude de 8 kV environ, à l’entrée du tripleur.
Dans le cas d’une base de
temps à transistors ou à thyristors, l’amplitude des retours ligne n’excédant
jamais 1500 V dans le circuit primaire, il est nécessaire de disposer d’un
enroulement secondaire élévateur (figure 11) , ou
d’utiliser un auto transformateur.
Dans le cas des premières
bases de temps à tubes, l’amplitude des impulsions de retour ligne présentes
sur l’anode de la pentode de puissance n’excède pas 4 kV. Or, le tripleur doit
recevoir un signal de 8 à 8,5 kV selon les châssis, pour fournir une THT de 25
kV.
Les constructeurs, pour y
parvenir, bobinent un enroulement élévateur L
en série avec l’enroulement principal (figure 12) .
Avec la fabrication de
tubes plus performants du type EL 509, EL 519, EY 500 …., les impulsions de
retour ligne atteignent 8 kV sur l’anode de la pentode, sans risque de
détérioration des tubes. Elles sont appliquées au tripleur directement sans
qu’il soit nécessaire d’utiliser l’enroulement élévateur L
.
C)
Le redressement fractionné (diode Split)
1)
Présentation
La très haute tension est
obtenue grâce à un transformateur spécial dont le circuit secondaire comporte
quatre cellules en série comprenant chacun une diode, un enroulement et une
capacité (figure 13) . Les condensateurs C
,
C
et C
sont en fait, constitués par les capacités inter couches des différents
enroulements.
Dans ce transformateur,
chaque cellule A, B, C et D délivre une tension de 25 : 4 = 6,25 kV lors
du retour ligne. Les tensions U
,
U
,
U
et
U
s’additionnent
pour former U
= 25 kV aux bornes de la capacité C
du tube image. Vu la faible valeur de C
(1 à 2 nF), ce condensateur reste chargé durant tout l’aller du balayage.
Ce transformateur est
moulé dans un bloc en polyester. Deux potentiomètres (P
et P
)
montés en parallèle sur la première cellule, permettent d’ajuster la
polarisation des grilles G
et G
du tube cathodique.
2)
Fonctionnement
Lors du retour de balayage
ligne, la force électro motrice induite dans le secondaire L
fait circuler un courant, une tension de 6,25 kV apparaît aux bornes de chaque
enroulement.
Après redressement par une
diode, cette tension charge une capacité. Ainsi, dans l’exemple donné, C
se charge à 6,25 kV, C
également mais son armature supérieure est à 18,75 kV et C
,
relié à la masse, se charge à 18,75 kV + 6,25 kV fournis par la cellule D, soit
V
= 25 kV.
3)
Le transformateur
Chaque enroulement du
secondaire L
est bobiné sur une seule couche, ce qui présente quelques avantages sur les
montages précédents :
La
tension présente sur chaque enroulement n’est que de 6,25 kV, ce qui simplifie
les problèmes d’isolement.
De ce fait, le couplage entre le
primaire et le secondaire est plus serré, ce qui diminue les oscillations
parasites dues à l’inductance de fuite.
Chaque
condensateur est constitué de deux couches de fils successives (armature) et
d’une couche isolante (diélectrique).
Chaque spire d’un enroulement
secondaire est soumise à la même tension induite que la spire correspondante de
l’enroulement voisin (inférieur ou supérieur (figure 14)
). Ainsi, la tension alternative entre ces deux spires étant nulle, il ne
circule aucun courant parasite dans les capacités.
Ce procédé par la
simplification qu’il apporte tant dans la fabrication du transformateur que
dans la réalisation des circuits périphériques est de plus en plus utilisé. Sur
ce principe, certains constructeurs font produire la THT par le transformateur
de l’alimentation à découpage, le balayage ligne étant un étage distinct.
La (figure
15) représente un transformateur THT à redressement fractionné.
D)
Circuits de protection de la THT
1)
Les circuits de régulation
Ce sont ceux que nous
avons rencontrés en examinant les bases de temps à tubes, ils sont de deux
sortes :
a) Une triode ballast montée entre la THT et la haute tension (figure 16) . Ce circuit maintient constant la THT quand le courant anodique varie.
b)
Un circuit régulateur inséré dans la commande de grille de l’étage de
puissance qui fait varier le temps de conduction de la pentode en fonction de
la tension aux bornes de l’auto transformateur (figure 17)
. Son fonctionnement a été détaillé dans le chapitre consacré aux bases de
temps des téléviseurs noir et blanc à propos du contrôle automatique
d’amplitude ligne.
2)
Le frein de faisceau
Les deux circuits que nous
venons de présenter sont applicables aux bases de temps à tubes. Dans le cas
des téléviseurs à semi conducteurs, le procédé utilisé pour limiter le débit anodique
du cathoscope est le frein de faisceau.
Ceci est obtenu en
insérant un condensateur de filtrage et une résistance entre le pied de
l’enroulement THT et la masse. Aux bornes de cette résistance, la tension est
proportionnelle au courant anodique du tube. Des que celui-ci dépasse la valeur
maximum fixée par le constructeur, un circuit de sécurité module la tension
appliquée aux cathodes ou aux grilles G
et réduit la conduction du tube image (figure 18) . La
tension négative prélevée aux bornes de la résistance RFF est utilisée pour
modifier le point de fonctionnement des amplificateurs vidéo.
3)
Circuits de sécurité sur l’alimentation
Certains téléviseurs ont
une alimentation dont le fonctionnement peut être arrêté si la THT devient trop
importante. Les impulsions de retour ligne sont appliquées à un circuit de mise
en forme qui commande un circuit de sécurité. Des qu’une anomalie est détectée
au niveau de l’amplitude de ces impulsions, l’alimentation ne débite plus.
a)
Mise en veille du téléviseur
Dans l’exemple de la (figure 19) , en fonctionnement normal, le transistor Tr1
est saturé, le relais RL est excité et les contacts C
,
C
,
C
,
en série avec les sorties secondaires de l’alimentation, sont fermés. Les
impulsions de retour ligne, en provenance du tripleur, traversent la chaîne R
,
Z
,
R
.
Le choix judicieux de la valeur de ces composants fait que l’information THT
n’influe pas sur le comportement du monostable. Par contre, des que l’amplitude
de ces impulsions dépasse ce seuil, le monostable change d’état, le transistor
Tr1 se bloque, la bobine du relais n’est plus excitée et les contacts s’ouvrent
mettant hors série les secondaires de l’alimentation.
b)
Protection par thyristor
Ce circuit se rencontre
sur les alimentations à thyristors. La (figure 20) en
donne un exemple. Le thyristor Th1 est un disjoncteur électronique dont nous
avons déjà examiné le fonctionnement.
Rappelons qu’il est mis en
conduction automatiquement par les ondulations résiduelles de la tension
secteur redressée via R
-C