Décodeurs PAL –
Décodeurs PAL / SECAM –Décodeur Numérique
Il est nécessaire avant
d’aborder le fonctionnement des platines de décodage PAL, de revoir les
principes généraux de la diffusion des programmes couleurs, selon ce procédé.
Les particularités de ce
système peuvent se mesurer ainsi :
·
Les deux
informations de couleurs rouge et bleu sont transmises simultanément toutes les
lignes.
·
L’information
bleu est modulée en amplitude par une sous porteuse dont la phase correspond à
la phase de référence (0°).
·
L’information
rouge est modulée en amplitude par une sous porteuse de même fréquence, mais
dont la phase est de + 90° pour une ligne et – 90° pour la ligne suivante.
Ces deux sous porteuses sont
mélangées pour donner une seule sous porteuse de fréquence 4,43 MHz contenant
les deux informations couleurs. La (figure 1) donne la représentation
vectorielle du produit de la modulation pour deux lignes consécutives.
Le vecteur bleu est, dans
les deux cas, en phase avec la phase de référence.
Le vecteur rouge est orienté
avec un déphasage de + 90° pour la ligne n (figure 1 a) et avec un déphasage de
– 90° pour la ligne n + 1 (figure 1 b) .
Le vecteur résultant
est situé dans les
deux cas entre
et
.
Sa longueur dépend de la grandeur
de ses deux composantes
et
et donne la saturation de la couleur.
Son déphasage (+
a pour la ligne n et -
a pour la ligne
n + 1) donne la teinte de la couleur. En effet, la tangente de l’angle
a est égale au rapport des longueurs des vecteurs
et
:
ta = ![]()
·
L’émission est
effectuée après suppression de la sous porteuse. Ceci implique que l’on devra
régénérer la sous porteuse dans le récepteur.
·
L’émetteur
doit transmettre des informations permettant d’assurer le synchronisme en
fréquence et en phase entre la sous porteuse reconstituée dans le récepteur et
la sous porteuse générée dans l’émetteur.
Ces informations appelées
Salves ou Burst sont transmises alternativement toutes les lignes avec un
déphasage de + 135° ou – 135°.
Les salves ont une durée de
10
± 1 périodes et
commencent 5,6
ms après le
début de l’impulsion de synchronisation ligne.
L’amplitude des salves est
égale à la moitié de celle des impulsions de synchronisation et leur fréquence
correspond à celle de la sous porteuse.
II –
Principe du décodage PAL
Avant de voir en détail les
différents étages d’un décodeur PAL, nous allons analyser le schéma de la
(figure 2) .
En tête de ce schéma, nous
trouvons le circuit cloche qui permet de prélever les informations de
chrominance.
La sous porteuse est ensuite
amplifiée par l’étage amplificateur de chrominance.
Le terme sous porteuse est
d’ailleurs impropre, car étant donné que celle ci a été supprimée en partie à
l’émission, il conviendrait d’écrire produit de modulation des informations
rouge et bleu (E’U et E’V). Cependant, pour simplifier l’écriture, nous écrirons
sous porteuse et nous désignerons les composantes rouge et bleu, en quadrature
par les lettres R et B.
A la sortie de
l’amplificateur chrominance, la sous porteuse est dirigée, d’une part sur la
voie directe et, d’autre part, sur la ligne à retard de 64
ms.
Les signaux sont maintenant
appliqués à un système mélangeur chargé de séparer les signaux de chrominance R
et B.
La (figure 3)
représente ces
trois informations pour quatre lignes successives.
A chaque ligne, nous
disposons d’une information directe contenant R et B (figure 3 a) , d’une autre
information directe contenant – R et – B produite par l’inverseur 180°
(figure
3 b) et d’une information retardée contenant R et B de la ligne précédente
(figure 3 c) .
Le circuit de mélange
additif (marqué + sur le schéma de la figure 2) , est un additionneur à
résistances qui effectue la somme des signaux des (figures 3 a et 3 b) .
Nous considérons que pour
deux lignes consécutives, les signaux de chrominance sont pratiquement
identiques.
Le résultat de cette somme
est représenté à la (figure 3 c) . Nous constatons que les informations rouge
sont en opposition de phase et qu’elles s’annulent. Les informations bleu sont
en phase et elles s’ajoutent.
En sortie du mélangeur
additif, nous obtenons donc uniquement des informations bleu, dont la phase
correspond à la phase de référence et dont l’amplitude est égale à deux fois
l’amplitude de la composante bleu contenue
dans une ligne.
Le mélangeur soustractif
(marqué – sur le schéma de la figure 2) est également un additionneur à
résistances qui effectue la somme des signaux représentés aux (figure 3 b et 3
c) . Ce mélangeur est appelé soustractif car il utilise le signal de la voie
directe inversé de 180° (- R et – B).
Les informations bleu sont
égales et en opposition de phase donc elles s’annulent.
Les informations rouge sont
en phase (+ 90° ou – 90°) et elles s’ajoutent.
Nous obtenons donc
uniquement les informations rouge. Leur amplitude est le double de celle
contenue dans une ligne et la phase est de + 90° pour une ligne et – 90° pour
la ligne suivante.
Il est à noter que nous
pourrions aboutir au même résultat en inversant le signal retardé et en faisant
le mélange du signal retardé inversé et du signal direct.
Nous retrouvons en sortie
des mélangeurs des signaux rouge et bleu dont les phases respectives sont
identiques à celles qu’ils avaient au moment de la modulation dans l’émetteur
(figure 4) .
Pour effectuer une
démodulation correcte, il faut que les informations aient une même phase. Pour cela,
il faut donc modifier la phase des informations rouge. A la ligne deux, par
exemple, le vecteur 2R subira un déphasage de – 90°, il sera donc en
concordance avec la phase d’origine (0°), à la ligne 3, le vecteur 2R devra
être déphasé de + 90° et ainsi de suite.
La (figure 5) montre la
remise en phase des informations rouge qui est effectuée par le commutateur +
90°, - 90° du schéma synoptique de la (figure 2) .
Nous retrouvons ainsi les
informations 2R et 2B en phase avec la phase de référence.
Pour que les deux
démodulateurs synchrones puissent effectuer la démodulation, il faut régénérer
la sous porteuse qui avait été supprimée à l’émission.
C’est le rôle de
l’oscillateur asservi à 4,43 MHz indiqué à la (figure 2) . Cet oscillateur
délivre en fait deux signaux en opposition de phase qui seront appliqués aux
deux démodulateurs synchrones. L’un à la phase 0°, l’autre à la phase 180°.
Nous venons de voir que le
signal rouge subit un déphasage de + 90° ou – 90° toutes les lignes. Cette
opération est assez délicate à réaliser et très souvent, pour remettre les
informations en phase, les constructeurs font appel à une autre solution qui
est décrite par le schéma synoptique de la (figure 6) .
Les informations bleu
subissent un déphasage permanent de + 90° obtenu soit avec un réseau RC, soit
avec un circuit accordé LC dont on règle l’amortissement avec une résistance
montée en parallèle.
Les informations rouge sont
transmises sans déphasage pour les lignes où l’information d’origine à une
phase de + 90° et avec un déphasage de + 180° pour les lignes où l’information
d’origine à une phase de – 90°.
Ainsi, les informations ont
toutes un déphasage de + 90°.
La (figure 7) indique les
différentes modifications de phase produites par le déphaseur + 90° et le commutateur
déphaseur 0°, + 180° de la (figure 6) .
Les vecteurs en pointillés
indiquent les phases des informations telles qu’elles sont reçues. Les vecteurs
en traits pleins montrent les phases des informations rouge et bleu après
traitement.
Bien que paraissant plus
compliquée, cette solution est plus simple à réaliser que la précédente.
En effet, pour obtenir la
commutation 0°, + 180°, il suffit d’appliquer le signal sur la base d’un
transistor monté avec des charges équilibrées et de prélever le signal soit sur
le collecteur (déphasage 180°), soit sur l’émetteur (déphasage 0°).
Dans ce cas précis,
l’oscillateur à 4,43 MHz doit fournir, pour que les démodulateurs fonctionnent
correctement, deux signaux symétriques mais avec des phases de + 90° et – 90°.
Un circuit extracteur permet
de prélever les salves (Burst), situées 5,6
ms après le
début des tops de synchronisation lignes.
Ces salves sont envoyées au
circuit d’identification et portier qui joue les rôles suivants :
·
Fermeture des
voies chrominance rouge et bleu en cas d’absence de salves
·
Remise au pas
de la bascule commandant le système de remise en phase des informations rouge
·
Contrôle de la
fréquence et de la phase des signaux délivrés par l’oscillateur de régénération
de la sous porteuse à 4,43 MHz
III –
Platine de décodage PAL à transistors
Le schéma synoptique de
cette platine de décodage PAL est représenté (figure 8) . On reconnaît le
schéma classique d’un démodulateur PAL utilisant une ligne à retard.
La vidéo composite
(luminance + chrominance) en provenance des étages FI est appliquée à un
circuit extracteur de la sous porteuse.
Il s’agit en fait d’un
circuit à bande étroite qui ne laisse passer que les fréquences utilisées pour
les informations de chrominance.
Ces informations sont amplifiées
par un amplificateur accordé puis appliquées à la ligne à retard de 64
ms.
Les informations directes
(Vd) et retardée (Vr) sont ensuite injectées dans deux circuits mélangeurs.
Le premier, marqué par un
signe +, effectue la somme vectorielle des informations directes et retardées
et permet d’obtenir les informations bleu.
Le second, marqué d’un signe
-, effectue une différence vectorielle et restitue les informations rouge.
Les informations bleu
subissent un déphasage permanent de + 90°. Les informations rouge passent à
travers in inverseur de phase (0°, 180°) fonctionnant à la fréquence ligne, de
façon à obtenir des informations bleu et rouge en phase.
Les signaux ainsi obtenus
sont amplifiés puis appliqués aux démodulateurs synchrones.
Pour effectuer cette
détection, il faut restituer la sous porteuse qui avait été supprimée à
l’émission. C’est le rôle de l’oscillateur à 4,43 MHz. Cet oscillateur est
asservi en phase et en fréquence par les salves (Burst).
Ces dernières, extraites des
informations de chrominance, commandent le comparateur de phase, pilotant
l’oscillateur à 4,43 MHz et le portier.
Ce dernier étage reçoit les
salves et les impulsions de retour ligne et commande l’ouverture ou la
fermeture des deux amplificateurs de chrominance bleu et rouge.
Le multivibrateur bistable
synchronisé par la fréquence ligne, pilote l’inverseur de phase 0°-180°. Nous
allons voir maintenant le fonctionnement détaillé de chacun de ces étages. Le
schéma complet de la platine de décodage PAL est donné à la (figure 9) .
1)
Amplificateur
de chrominance
L’amplificateur de
chrominance est constitué par les circuits des transistors Q1, Q2, Q3 et Q4.
La vidéo composite issue de
la platine FI arrive sur la broche 6 de la platine.
Le filtre de bande constitué
par C1, C70, R1 et L1 permet d’extraire les signaux de chrominance du signal
vidéo.
Les informations de couleurs
sont appliquées à travers C3 à la base de Q1 qui amplifie le signal.
Il est à noter que le gain
de cet étage est contrôlé par une tension de correction (ACC = automatique
contrôle couleurs). Nous verrons par la suite comment cette tension d’ACC est
produite.
Le transistor Q2, monté en
collecteur commun, assure l’adaptation d’impédance entre Q1 et Q3.
Q3 et Q4 amplifient les
informations de couleurs qui sont appliquées, d’une part, à la ligne à retard
64
ms (voie retardée, Vr) et d’autre part, au circuit de correction
d’amplitude et de mise en forme constitué par L3, C10, R23 et P24 (voie directe
Vd).
Sur le curseur du
potentiomètre P24, nous obtenons les informations directes.
La ligne à retard 64
ms est équipée en sortie d’un enroulement à point milieu.
A la borne supérieure de
l’enroulement, apparaît un signal retardé en phase avec le signal direct.
A la borne inférieure
apparaît un signal retardé en opposition de phase avec le signal direct.
2)
Circuits de
mélange additif et soustractif
Ces circuits sont très
simples et se résument à peu de chose. Le mélange additif est effectué par les
résistances R39 et R26.
D’un côté de la résistance R26
(point bas), nous avons le signal direct, au point haut de la résistance R39
est appliqué le signal retardé non déphasé.
La combinaison des deux
signaux ne laisse subsister que les informations bleu au point commun des
résistances R26 et R39.
Ces informations sont
amplifiées par Q5 et Q6 et subissent un déphasage de 90° dans le circuit
accordé constitué par L4, C14 et P34.
De la même façon, le mélange
soustractif est effectué par les résistances R25 et R38.
Ces deux éléments reçoivent
d’un côté le signal direct et de l’autre, le signal retardé en opposition de
phase avec le signal direct.
La différence des deux
signaux prélevés au point commun des deux résistances R25 et R38 correspond aux
signaux de chrominance rouge.
3)
Inverseur
de phase et multivibrateur
L’inverseur de phase du
signal rouge est constitué par le transistor Q9 et les diodes D12 et D13
(figure 10) .
Le transistor Q9 est monté
en déphaseur à charge répartie (R60, R61 et P58). Le potentiomètre P58 permet
d’équilibrer les deux sorties prélevées sur le collecteur et l’émetteur de Q9.
Le signal prélevé sur le
collecteur est toujours déphasé de 180° par rapport à celui appliqué sur la
base, alors que le signal recueilli sur l’émetteur est toujours en phase avec
le signal de la base.
Les diodes D12 et D13
montées en sens inverse permettent de choisir alternativement l’une ou l’autre
des sorties pour obtenir une information rouge qui sera toujours en phase avec
l’information bleu. La conduction des diodes D12 et D13 est commandée par le multivibrateur.
Le multivibrateur constitué
par les transistors Q13 et Q14 est du type bistable. Il est commandé par les
impulsions de retour lignes arrivant sur la broche trois du circuit imprimé.
Les impulsions de commande
de l’inverseur de phase sont prélevées sur le collecteur de Q13 et transmises
par C53, R97, R62 et R63.
Si le multivibrateur envoie
une impulsion positive au point commun des résistances R62 et R63, la diode D13
conduit et la diode D12 est bloquée.
Dans ce cas, c’est le signal
présent sur l’émetteur de Q9 qui est transmis (déphasage = 0°).
Au contraire, quand
l’impulsion en provenance du multivibrateur est négative, la diode D12 est
conductrice et c’est le signal prélevé sur le collecteur de Q9 qui est transmis
(déphasage = 180°).
La self L9 permet d’écouler
à la masse des résidus de fréquence lignes produits par les tensions de
commutation des deux diodes.
Le signal de chrominance
rouge est ensuite amplifié par Q10 avant d’être appliqué au détecteur.
Le circuit accordé constitué
par L10, C35 et P68 permet d’ajuster la phase afin d’obtenir une concordance
parfaite avec le signal bleu.
4)
Détecteurs
B – Y et R – Y
Les deux détecteurs sont
constitués par les diodes D4 et D5 et les résistances R36, R37 pour le
détecteur B – Y et par les diodes D14 et D15 et les résistances R70 et R71 pour
le détecteur R – Y.
Le détecteur B – Y
reçoit :
·
Les
informations bleu délivrées par Q6
·
Deux signaux
en opposition de phase, représentant la sous porteuse à 4,43 MHz et prélevés de
chaque côté de L12. Ces signaux sont appliqués aux diodes du détecteur par les
condensateurs C17 et C18.
De même, le détecteur R – Y
est alimenté par les informations rouge en provenance de Q10 et par les deux
signaux déphasés de 180° représentant la sous porteuse et transmis par C37 et
C38.
En sortie des détecteurs,
nous trouvons les selfs d’arrêts L5 et L6 permettant d’éliminer les résidus de
sous porteuse qui pourraient subsister dans les signaux (B – Y) et (R – Y).
Les informations de couleurs
ainsi obtenues sont ensuite transmises au circuit de matriçage qui sont
absolument identiques à ceux que nous avons examinés dans les platines de
décodage SECAM.
5)
Circuit
d’extraction des salves et circuit ACC
Le système d’extraction des
salves est essentiellement constitué par les circuits du transistor Q8
(figure
9) et (figure 11). Ce dernier reçoit le signal de chrominance prélevé sur le
collecteur de Q3.
Les impulsions positives de
retour ligne arrivant sur la broche deux du circuit imprimé sont légèrement
intégrées par le circuit RC (R40-C20), puis écrêtées à + 17 volts par les
diodes D6 et D7.
L’impulsion positive ainsi
obtenue est appliquée par D8, R42, R43 et C23 à la base de Q8 qui conduit
uniquement pendant la durée de l’impulsion.
Comme le temps de conduction
du transistor correspond au temps de passage de la salve (Burst), celle ci est
amplifiée et nous pouvons la recueillir sur le circuit accordé (L8-C25-C26)
placé dans le circuit collecteur de Q8.
En même temps, l’impulsion
positive à la fréquence ligne est appliquée sur la cathode de la diode D2.
Celle ci se bloque et empêche le passage de la salve vers les circuits de
chrominance.
La self L7 sert de self
d’arrêt et évite ainsi que les signaux de chrominance soient détectés par la
diode D8 et le condensateur C20.
Les salves prélevées entre
C25 et C26 sont appliquées sur la base de Q7 après écrêtage a – 0,7 volt des
alternances négatives du signal par D9.
Les alternances positives
sont amplifiées par Q7 puis filtrées par C21-C22 et R41. Du fait de l’inversion
provoquée par le transistor Q7, nous obtenons aux bornes du condensateur C21
une tension continue qui diminue lorsque l’amplitude des salves augmente, et au
contraire qui augmente lorsque l’amplitude des salves diminue.
Cette tension continue
permet de modifier automatiquement la tension de polarisation du transistor Q1
et agit comme une tension de CAG classique.
6)
Générateur
de sous porteuse
L’oscillateur permettant de
régénérer la sous porteuse supprimée à l’émission est constitué par les
circuits du transistor Q16.
Il s’agit en fait d’un
oscillateur à quartz asservi en fréquence et en phase. Le transistor Q17 assure
l’amplification de la sous porteuse régénérée, délivrée par l’oscillateur.
Aux bornes de l’enroulement
L12 à prise médiane, on trouve deux signaux en opposition de phase (+ 90° et –
90°).
L’asservissement s’effectue
grâce à la diode varicap D22. Nous savons que cet élément présente une capacité
qui varie en fonction de la tension appliquée à ses bornes.
Voyons maintenant comment
s’effectue la correction en fréquence et en phase. La (figure 12) montre le
schéma du détecteur de phase et les signaux délivrés.
Les salves sont appliquées à
un détecteur de phase constitué par les diodes D10 et D11, les résistances R50,
R51, R52, R53, R54 et R55 et les condensateurs C28 et C29.
La branche constituée par
R51, C28, C29 et R52 ne joue aucun rôle dans le fonctionnement du générateur de
sous porteuse, mais sert uniquement pour le circuit portier.
De chaque côté du
comparateur de phase, on applique les signaux de sous porteuse prélevés aux
bornes de l’enroulement L12.
Ce comparateur de phase
délivre une tension continue proportionnelle à l’écart de phase entre le signal
d’entrée (salves) et la sous porteuse.
Il est à noter qu’une
variation de la sous porteuse régénérée se traduit instantanément par une
variation de phase.
Lorsque la salve a une phase
de + 135°, le détecteur délivre au point C une tension continue positive
pendant toute la durée du passage de la salve.
Lorsque la salve a un
déphasage de – 135° (ligne suivante), le détecteur fournit au point C une
tension continue négative de durée et d’amplitude équivalente au cas précédent.
Nous obtenons ainsi une
succession de créneaux positifs et négatifs suivant la phase des salves.
Au point B, le phénomène est
identique mais les créneaux sont fortement intégrés par les condensateurs C28
et C29. La tension en B prend une forme sinusoïdale qui sera utilisée pour la
commande du portier.
La tension prélevée au point
C est appliquée à un circuit intégrateur (C58, C59 et R103) placé dans la base
du transistor Q15.
La tension de collecteur de
Q15 alimente à travers R109 la diode varicap D22 qui fait varier la fréquence
et la phase de l’oscillateur. Plusieurs cas peuvent se présenter :
a)
La
fréquence de la sous porteuse est égale à celle des salves et les phases sont
correctes
Les créneaux positifs et
négatifs du point C ont la même amplitude.
L’intégration de ces
créneaux donne une tension résultante nulle et sur le collecteur de Q15, nous
trouvons une tension moyenne qui, appliquée à la diode varicap, maintient
l’oscillateur à la fréquence exacte.
b)
La
fréquence délivrée par l’oscillateur décroît et se traduit au départ par une
variation de phase
Les créneaux négatifs
deviennent plus grands en amplitude que les créneaux positifs.
Après intégration, nous
obtenons une tension résultante négative qui, appliquée sur la base de Q15,
diminue la conduction de ce dernier.
Il en résulte une
augmentation du potentiel de Q15 qui se rapproche de la tension d’anode de D22.
La diode varicap D22, ayant
à ses bornes une tension moins élevée, présente une capacité plus faible et la
fréquence de l’oscillateur augmente.
c)
La
fréquence de l’oscillateur augmente
Les créneaux positifs
deviennent plus grands que les créneaux négatifs.
La tension résultant de
l’intégration est positive, Q15 conduit plus et sa tension collecteur diminue.
La diode D22 présente alors
une capacité plus forte et la fréquence de l’oscillateur diminue.
Nous constatons que dans
tous les cas, les écarts de fréquence ou les variations de phase de
l’oscillateur sont compensés par l’action du comparateur de phase, du circuit
intégrateur, du transistor Q15 et de la diode D22 qui constituent une véritable
boucle d’asservissement.
7)
Système
portier
Le portier est constitué par
les circuits des transistors Q11 et Q12.
Le transistor Q11 reçoit sur
sa base la tension sinusoïdale provenant du point B du comparateur de phase
(figure 12) . Cet amplificateur appelé amplificateur à effet de volant (grâce à
L11) délivre une tension sinusoïdale de fréquence égale à la moitié de la
fréquence ligne.
Cette tension est appliquée
au point commun des diodes D16 et D17 montées en comparateur de phase avec R86
Et R87. Le comparateur reçoit également les signaux carrés en opposition de
phase provenant des collecteurs de Q13 et Q14 formant le multivibrateur à
fréquence demi ligne.
Sur la base de Q12, on
applique à travers R81 et C45 les impulsions positives de retour lignes.
En présence d’une émission
couleurs, les salves sont présentes et le deuxième comparateur de phase
(D16-D17) est alimenté par la tension sinusoïdale délivrée par Q11.
Au point commun de R86 et
R87, le comparateur délivre une tension continue négative légèrement
sinusoïdale, qui annule les impulsions positives de retour lignes. Q12 est
bloqué par cette tension négative et les voies chrominances (Q5 et Q10) sont
ouvertes.
En l’absence de salves,
c’est à dire au cours d’une émission en noir et blanc, la tension sinusoïdale
est inexistante et le comparateur de phase délivre une tension nulle. En effet,
les deux signaux issus du multivibrateur, étant en opposition de phase
s’annulent.
Les impulsions positives de
retour lignes appliquées sur la base de Q12 débloquent ce dernier qui voit son
potentiel collecteur diminuer rapidement.
Cette variation négative est
transmise par la diode D18 à la base de Q5 qui se bloque. Le blocage de Q5 est
prolongé pendant la durée de la ligne par la charge du condensateur C12. La
tension émetteur de Q5 devient pratiquement nulle et les deux transistors Q6 et
Q10 se bloquent également. Les voies chrominances (B – Y) et R – Y) sont donc
fermées.
Ce dispositif permet
également la remise en phase du multivibrateur. Si les signaux carrés délivrés
par le multivibrateur n’ont pas la bonne phase, la tension délivrée par le
comparateur devient pratiquement nulle.
Q12 est débloqué par la
première impulsion ligne qui arrive. La variation négative de la tension
collecteur de Q12 est transmise par D19 à la base du transistor Q13 qui remet
le multivibrateur en phase (remise au pas de la bascule).
A la ligne suivante, le
multivibrateur délivrant deux signaux de phase correcte, la tension négative
réapparaît en sortie du comparateur et Q12 est bloqué à nouveau. Les voies
chrominances sont passantes et tout se déroule normalement.
IV –
Platines de décodage PAL – SECAM à circuits intégrés
1)
Décodeur
équipé des circuits intégrés TCA 640-TCA 650-TCA 660-TBA 540
Nous connaissons déjà les
trois premiers de ces circuits que nous avons examinés dans le chapitre
traitant du décodage SECAM. Ces circuits possèdent des commutations internes
leur permettant de s’adapter au système PAL. Nous allons voir maintenant les
différentes fonctions réalisées par chacun de ces circuits lorsqu’ils sont
utilisés en décodage PAL. La (figure 13) illustre le fonctionnement synoptique
d’un tel décodeur PAL.
a)
Circuit
intégré TCA 640
Les circuits de chrominance
sont injectés à l’entrée du circuit intégré TCA 640 qui comporte les fonctions
suivantes :
·
Commutateur
PAL-SECAM
·
Amplificateur
de chrominance à gain commandé
·
Multivibrateur
à demi fréquence ligne
·
Détecteur
extracteur de salves de couleurs (Burst)
·
Circuits de
nettoyage (Blanking)
Le schéma synoptique du
circuit intégré TCA 640, utilisé en système PAL, est donné à la
(figure 14) .
Le commutateur PAL / SECAM
est commandé par une tension continue (+ 12 volts en PAL, 0 volt en SECAM).
Le commutateur est chargé
soit de modifier le comportement de certains circuits (par exemple, il met hors
service les limiteurs de l’amplificateur de chrominance devenus inutiles en
PAL), soit de mettre en service des fonctions inopérantes en système SECAM.
Le gain de l’amplificateur
de chrominance est commandé par le circuit ACC (automatique contrôle couleurs).
Ce dernier reçoit une tension continue fabriquée dans le TBA 540,
proportionnelle à l’amplitude des salves. Ces circuits se comportent comme un
système de commande automatique de gain classique.
Les circuits de nettoyage
reçoivent les impulsions lignes et trames et éliminent le souffle pendant les
retours lignes et trames.
Dans ces circuits, nous
trouvons également un circuit portier commandé par une tension de commande
provenant des circuits d’identification du TBA 540 et transmise sur la même
ligne que la tension d’ACC.
Ce circuit portier ferme la
voie chrominance lorsque l’émission est en noir et blanc ou lorsque le niveau
de réception couleurs est trop faible.
Le circuit extracteur de
salves prélève les informations de Burst dans les signaux de chrominance et les
transmet aux circuits d’identification du circuit intégré TBA 540.
Enfin, dans le TCA 640, nous
trouvons le multivibrateur bistable fonctionnant à la moitié de la fréquence
ligne. Le signal carré délivré par ce multivibrateur commande l’inverseur
0°-180° du signal rouge situé dans le circuit intégré TCA 650.
b)
Circuit
intégré TBA 540
Ce circuit intégré dont le
schéma synoptique est donné (figure 15) sert exclusivement en système PAL. Il
est utilisé pour reconstituer la sous porteuse couleurs qui a été supprimée à
l’émission et pour fabriquer les tensions d’identification et de contrôle
automatique de couleurs (ACC).
Il comporte les fonctions
suivantes :
·
Un oscillateur
à quartz à 4,43 MHz
·
Un étage à
réactance contrôlant la fréquence et la phase de l’oscillateur
·
Un détecteur de
phase des salves
·
Un
démodulateur synchrone à 7,8 kHz produisant la tension d’ACC
·
Un
amplificateur de tension ACC
·
Un étage
détecteur de couleurs
Pour générer les sous
porteuses de référence nécessaires aux démodulateurs synchrones, le circuit
intégré TBA 540 contient un oscillateur piloté par un quartz extérieur et un
étage à réactance commandé par un détecteur de phase des salves de couleurs
(Burst).
L’étage à réactance se
comporte comme un condensateur variable qui viendrait modifier la fréquence
d’accord du quartz de façon à ce que les signaux de sous porteuse produits par
l’oscillateur concordent en fréquence et en phase avec les salves de couleurs.
Le détecteur de phase
compare la phase de sortie des signaux de l’oscillateur avec celle de la salve de
couleurs issue du circuit intégré TCA 640. Il délivre deux ondes carrés
symétriques à la demi fréquence ligne (7,8 kHz) dont l’amplitude est
proportionnelle à l’amplitude des salves de couleurs.
En comparant les deux
signaux à 7,8 kHz au signal rectangulaire provenant du multivibrateur du TCA
640, dans le démodulateur synchrone, on obtient un signal d’identificateur et
une tension de contrôle automatique de la couleur (ACC).
Ces deux informations, après
amplification, sont transmises au circuit intégré TCA 640. Le signal
d’identification permet de remettre au pas correct s’il y a lieu et de bloquer
la voie chrominance en cas d’émission noir et blanc. Il peut être également
utilisé pour mettre en service un réjecteur chrominance dans la voie luminance.
Le signal ACC contrôle le gain de l’amplificateur de chrominance du TCA 640.
c)
Circuit
intégré TCA 650
La (figure 16) donne le
schéma synoptique de ce circuit intégré, nous reconnaissons le schéma classique
d’un démodulateur PAL.
Nous retrouvons les fonctions :
·
Commutateur
PAL / SECAM
·
Mélangeurs
additifs et soustractifs + et –
·
Démodulateurs
synchrones R – Y et B – Y
·
Inverseur de
phase R – Y (0°-180°)
·
Deux
commutateurs électroniques
Les deux commutateurs
électroniques permettent de transformer les démodulateurs SECAM en
démodulateurs Synchrones PAL et de diriger les signaux de sous porteuse
régénérée avec des phases correctes sur ces mêmes démodulateurs.
En réception PAL, les
signaux directs et retardés provenant de la ligne à retard arrivent aux entrées
un et trois. Le commutateur PAL / SECAM dirige les informations de chrominance
vers les mélangeurs additifs et soustractifs de façon à séparer les composantes
R – Y et B – Y.
Le commutateur deux met en
service l’inverseur de phase 0°-180° du signal rouge. L’interrupteur 0°-180°
est commandé par le signal carré provenant du multivibrateur situé dans le TCA
640.
Les signaux de chrominance
sont ensuite transmis aux deux démodulateurs qui reçoivent également la sous
porteuse régénérée via le commutateur un. En sortie (broche dix et douze), nous
obtenons les signaux B – Y et R – Y démodulés.
d)
Circuit
intégré TCA 660
Ce circuit intégré a été
décrit dans le chapitre précédent.
A ce stade du décodage, les
signaux de chrominance R – Y et B – Y sont identiques en PAL et en SECAM. Les
circuits qui suivent le circuit intégré TCA 650 sont les mêmes pour les deux
systèmes.
Pour mémoire, nous citerons
les fonctions réalisées par le circuit intégré TCA 660 :
-
Circuit de
luminance
·
Commande
luminosité et contraste
·
Restitution du
niveau du noir
·
Effacement
pendant les retours lignes
-
Circuit de
chrominance
·
Matriçage du
vert
·
Commande de
saturation
·
Amplificateurs
R – Y, B – Y et V – Y
La (figure 17) donne un
exemple de décodeur PAL / SECAM dans lequel nous retrouvons aisément les
éléments qui viennent d’être décrits.
2)
Décodeur
PAL / SECAM équipé des circuits intégrés : TEA 5630-TEA 5620-TEA 5030