Recherche automatique de stations – Affichages
numériques
I – Recherche automatique de stations
Ces circuits de recherche
d’accord sont basés sur des principes très différents de ceux classiques,
utilisés pour obtenir la tension de commande des diodes varicap. Celles-ci
permettent l’accord de l’oscillateur local et des circuits d’entrée des tuners.
En fait, au lieu
d’utiliser un montage potentiomètrique, la tension d’accord est obtenue au
moyen d’un circuit logique complexe. D’une part, il reçoit l’information
numérique relative au canal sur lequel on désire effectuer l’accord et, d’autre
part, vérifie la valeur exacte de la fréquence de l’oscillateur local en la
comparant avec la fréquence fixe de référence.
Le schéma synoptique de
principe du système est donné à la (figure 1) .
Au moyen d’un clavier de
commande, qui peut être celui du téléviseur ou de la télécommande, on pointe
vers une case de mémoire ROM (mémoire dans laquelle on ne peut effectuer que la
lecture) contenant par exemple le numéro du canal désiré.
La mémoire fournit
l’information numérique, constitué par un mot d’un certain nombre de bits qui
grâce au convertisseur digital / analogique (D / A) est converti en une tension
continue, utilisée pour polariser les diodes varicap du tuner.
A ce stade, il convient de
s’assurer que l’oscillateur local du tuner fonctionne exactement sur la
fréquence correspondant au canal désiré.
Pour cela, la fréquence de
l’oscillateur est comparée à celle d’un oscillateur à quartz dans un
comparateur de phase.
Si l’oscillateur local ne
génère pas exactement la fréquence voulue, le comparateur délivre une tension
d’erreur qui, envoyée au convertisseur D / A, corrige de manière appropriée la
tension d’accord.
Pour que le système
fonctionne, il faut que l’oscillateur local du tuner soit du type VCO (Voltage
Controlled Oscillator : c'est-à-dire oscillateur commandé par une tension
continue). Ceci est le cas lorsque l’accord des différents circuits résonnants
est obtenu au moyen de diodes à capacité variable (varicap).
Puisqu’il n’est pas
possible de couvrir toute la gamme de fréquences utilisées par la télévision
avec un seul circuit résonnant, la mémoire ROM fournit également un signal de
commutation de bande (bande I, III ou IV et V) pour la commande des diodes de
commutation du tuner.
Enfin, il convient que
l’utilisateur ait une indication visuelle du canal sur lequel le téléviseur est
réglé.
A cet effet, l’information
fournie par la mémoire ROM est envoyée à un circuit de commande de l’indicateur
de canal, qui peut être un dispositif afficheur à segments ou bien le
cathoscope du téléviseur.
Nous allons examiner deux
types fondamentaux de circuits dont dérivent pratiquement tous les autres, il
convient de donner des précisions sur le fonctionnement des circuits bouclés,
qui permettent de stabiliser la fréquence de l’oscillateur en la comparant à la
fréquence fixe d’un quartz.
A)
Circuit PLL
Le sigle PLL est
l’abréviation de Phase Locked Loop (boucle à verrouillage de phase). Il désigne
un circuit bouclé qui permet de régler la fréquence d’un oscillateur de type
VCO. Il compare la phase du signal fourni avec celle d’un signal de référence.
Le schéma synoptique est illustré dans la (figure 2) .
La boucle est constituée
par la liaison qui sort de l’oscillateur, passe à travers le comparateur de
phase, l’amplificateur filtre passe bas et se referme sur l’oscillateur
lui-même.
Le comparateur de phase
est constitué par un circuit OU EXCLUSIF suivi d’un filtre passe bas comme le
montre la (figure 3 a) .
Le circuit logique OU
EXCLUSIF délivre à sa sortie le niveau logique 1 quand les signaux d’entrée
sont à des niveaux logiques différents (l’un à 0, l’autre à 1) et le niveau
logique 0, quand les deux signaux d’entrée sont égaux (0 ou 1).
Tenant compte des
propriétés du circuit OU EXCLUSIF, on peut facilement déduire quel sera le
signal de sortie, quand les entrées sont constituées de deux ondes
rectangulaires déphasées d’un certain angle
.
Dans la (figure 3 b) est
représenté le cas où les tensions rectangulaires d’entrée fo et fq sont
déphasées de
= 90°. Le signal de
sortie Vu, prend alors la forme indiquée dans cette figure. Il est constitué
d’une série d’impulsions rectangulaires, dont la valeur moyenne Vp, obtenue en
sortie du filtre intégrateur passe bas, correspondant à 50% de la tension
représentant le niveau logique 1.
Si maintenant le signal fo
arrive plus tôt, exemple
= 45° (ce qui signifie
que l’oscillateur VCO accélère, c'est-à-dire que sa fréquence tend à
augmenter), les impulsions de sortie Vu (figure 3 c) deviennent plus étroites.
Dans ce cas, la tension
moyenne Vp, obtenue en sortie du filtre, correspond à 25% de la tension
représentant le niveau logique 1.
La tension continue Vp
peut alors commander la fréquence de l’oscillateur. Elle est utilisée comme
tension de polarisation de la diode d’accord de celui-ci.
Comme nous venons de le
voir, Vp diminue quand la fréquence augmente. Une diminution de la tension
appliquée sur la varicap provoque une augmentation de la capacité de celle-ci,
d’où une diminution de la fréquence de l’oscillateur qui revient à la valeur
correcte.
Evidemment, le contraire
se produit si la fréquence de l’oscillateur tend à diminuer.
En faisant varier la
phase, la tension Vp peut donc prendre toutes les valeurs comprises entre zéro
et le niveau logique 1, qui généralement correspond à 5 volts.
Etant donné que la tension
de polarisation Vp des diodes d’accord peut varier de 0,5 à 30 volts, il
convient d’introduire dans la boucle un amplificateur de tension continue,
alimenté avec une tension très stable.
Le circuit de la
(figure
2) permet de synchroniser la fréquence de l’oscillateur avec celle du quartz.
Mais comme celle-ci est fixe, il ne se prête pas au cas particulier de l’accord
d’un téléviseur. L’oscillateur local et tous les autres circuits accordés du
tuner doivent couvrir la gamme complète utilisée pour les émissions télévisées.
A cet effet, le circuit de
la (figure 2) doit être modifié, comme indiqué dans la
(figure 4) , par
adjonction de deux diviseurs de fréquences qui divisent dans les rapports
entiers N et Nq les fréquences de l’oscillateur VCO et celle du quartz.
Ce procédé permet de faire
fonctionner le comparateur de phase à une fréquence beaucoup plus basse que
celle du quartz. Ainsi la fréquence fo de l’oscillateur est différente de la
fréquence fq du quartz.
Maintenant le circuit
corrige la fréquence de l’oscillateur jusqu’à rendre non pas fo égale à fq,
mais fo / N égale à fq / Nq, donc la relation entre les deux fréquences
sera :
fo =
(1)
Il est ainsi possible
d’obtenir une valeur quelconque de fo avec une fq fixe, en choisissant de
manière appropriée les rapports N et Nq des deux diviseurs.
Ce rapport doit être un
nombre entier et en conséquence on ne peut pas faire varier l’accord de manière
continue, mais uniquement par paliers successifs.
Généralement, seul N est
rendu variable, tandis que Nq est maintenu fixe. Il convient de préciser que la
fréquence fo citée jusqu’à présent n’est pas directement la fréquence de
l’oscillateur local. Celle-ci peut atteindre des valeurs de l’ordre de 800 MHz
et, pour éviter le transport de fréquences aussi élevées, à l’intérieur du
tuner et, à proximité de l’oscillateur, on effectue une division de cette
fréquence par No (dans notre exemple No = 64). La relation (1) devient :
fo = N x
(2)
La (figure 4bis)
représente l’organigramme du système PLL. Le comparateur de phase est
généralement prévu pour travailler à une fréquence de quelques kilohertz. En
partant d’un quartz de quatre MHz (valeur courante), nous pouvons déterminer
Nq. Si nous imposons 2 kHz comme fréquence de travail du comparateur, nous
obtenons :
Nq =
= 2000 kHz
Puisque les diviseurs sont
obtenus par la mise en cascade de bascules qui divisent par deux, un tel
système ne peut fournir qu’un facteur de division correspondant à un nombre
entier et, de plus, égal à une puissance de deux.
Ce n’est pas le cas du
nombre 2000, mais la valeur la plus proche se trouve être : 2048 =
. En conséquence, le diviseur Nq est constitué de onze bascules
en cascade.
Le diviseur No est obtenu
par le même procédé, la valeur choisie arbitrairement, de 64 soit
nous conduit à une
cascade de six bascules pour ce diviseur. Désormais, nous avons défini No, Nq
et fq. En reportant leurs valeurs dans la relation (2), celle-ci devient :
fo = N x
= N x
= N x 0,125
MHz (3)
Si N prend la valeur 1, fo
= 0,125 MHz. Ceci représente la fréquence minimum de l’oscillateur local. Dans
le cas où N a une toute autre valeur, si on ajoute 1 à cette valeur, l’écart de
fréquence correspond à ces deux valeurs de N est : 0,125 MHz.
-
= 50
fo1 = 6,25 MHz
![]()
-
= 50 + 1
fo2 = 6,375 MHz
Nous reparlerons par la
suite de cette valeur de
quand nous aborderons l’explication de l’accord fin sur une
émission.
Il faut, à présent
déterminer avec plus de précision les limites de N, car de celles-ci dépend la
plage de fréquence à capter. Pour cela, il faut connaître les fréquences de la
bande télévision UHF à recevoir, soit pour le canal 21 :
-
476,25
MHz : fréquence porteuse vision
-
476,75
MHz : fréquence porteuse son
et pour le canal 69 :
-
855,25
MHz : fréquence porteuse vision
-
860,75
MHz : fréquence porteuse
D’autre part, il faut
connaître les valeurs des fréquences intermédiaires à obtenir par battement
entre la fréquence incidente et celle de l’oscillateur local soit :
-
FI
vision : 38 MHz
-
FI
son : 32,5 MHz
Dans le standard décrit,
on obtient la FI en soustrayant de l’oscillateur local la fréquence de la
porteuse, ou fréquence incidente (montage supradyne). Ainsi, avec un seul
oscillateur local, on réalise, par battement avec les porteuses vision et son,
les deux FI : fo = fs + FIs = fv + FIv
-
fo
= fréquence de l’oscillateur local
-
fs
= fréquence porteuse son
-
FIs
= fréquence intermédiaire son
-
fv = fréquence porteuse vision
-
FIv =
fréquence intermédiaire vision
On peut désormais
déterminer les limites de fonctionnement de l’oscillateur local. Fréquence
minimum de l’oscillateur local (pour le canal 21) :
-
471,25
MHz + 38 MHz = 509,25 MHz
-
476,75
MHz + 32,5 MHz = 509,25 MHz
Fréquence maximum (pour le
canal 69) :
-
855,25
MHz + 38 MHz = 893,25 MHz
-
860,75
MHz + 32,5 MHz = 893,25 MHz
En reportant ces valeurs
dans la relation (3), nous tirons les limites de N qui permettront d’obtenir
les fréquences de l’oscillateur local.
Pour le canal 21 :
509,25 MHz = N x 0,125 MHz, N =
= 4 074
Pour le canal 69 :
893,25 MHz = N x 0,125 MHz, N =
= 7 146
D’où : 4 074 <
N < 7 146
Il reste maintenant à
déterminer la variation minimum de N pour passer d’un canal au suivant.
Toujours dans le standard pris en exemple, l’espacement entre canaux est de 8
MHz soit une variation identique de fréquence de l’oscillateur local. De la
relation (3), on tire :
=
=
= 64
Les valeurs limites de N
sont définies ainsi que l’échelon minimum que peuvent prendre ces valeurs pour
changer de canal. Nous décrivons par la suite comment on réalise N. Dans la
pratique, on rencontre aussi pour la valeur de No : 256.
B)
Diviseurs par N
Pour réaliser un circuit
en mesure d’effectuer la division de la fréquence de l’oscillateur par le
nombre entier N, on doit recourir à des compteurs constitués de bascules
bistables, qui disposent d’entrées spéciales permettant de programmer le nombre
N désiré.
Un exemple de ce type de
compteur est représenté par le circuit intégré SN 74 191 dont le schéma
synoptique est illustré à la (figure 5) . Il s’agit d’un compteur équipé de
quatre bascules JK montées en diviseur par seize.
Pour diviser le signal
arrivant à l’entrée CLOCK par un nombre différent de seize, il suffit d’appliquer
aux entrées D, C, B, A, un nombre binaire de quatre bits représentant le nombre
N.
Si par exemple, on veut
diviser par N = 5, on aura D = 0, C = 1, B = 0 et A = 1, on obtient ainsi le
nombre binaire 0101 qui correspond bien au nombre décimal 5.
Dans le cas présent, le
diviseur doit travailler en décompteur (compte à rebours). Après cinq
impulsions à l’entrée, les bascules se trouveront dans la position zéro et on
aura une impulsion fin de comptage à la sortie.
Pour rendre le
fonctionnement périodique, il convient que le compteur se remettre
automatiquement sur la position N chaque fois qu’il atteint la position zéro.
A cet effet, la sortie
impulsion fin de comptage est reliée extérieurement à une entrée chargement des
données. En appliquant une impulsion négative à cette entrée (le petit cercle
sur cette entrée signifie que c’est le niveau 0 qui est actif), le nombre N
présent sur les entrées D, C, B, A, est automatiquement chargé dans le
compteur.
Le circuit intégré dispose
également d’une commande de comptage ou décomptage. Avec le niveau logique 1,
il décompte (sens 15 vers 0), avec le niveau 0, il compte (sens 0 vers 15).
Avec le comptage, on peut
également obtenir la division par un nombre différent de seize. En appliquant
le nombre cinq aux entrées D, C, B, A, il compte de 5 à 15, donc il effectue
une division par 15 – 5 = 10.
En conclusion, le circuit
intégré SN 74 191 divise par N quand il compte à rebours (décomptage) et
par 15 – N, quand il compte en avant (comptage).
Pour mieux comprendre
comment fonctionne ce circuit, le schéma est donné à la (figure 6) . Il s’agit
d’un schéma simplifié illustrant le fonctionnement en mode décomptage
synchrone.
Cette condition de
fonctionnement est obtenue lorsque les entrées CLOCK des bascules B, C, D, sont
reliées aux sorties
des bascules
précédentes.
Pour que les bascules
commutent quand le signal est appliqué à l’entrée CLOCK, les entrées J et K
doivent être portées au niveau logique 1. Ceci est réalisé par le circuit NOT
(g) dont l’entrée constitue la commande validation. En mettant cette entrée à
la masse (niveau logique 0), toutes les entrées J et K sont donc à l’état 1.
Les portes NAND à 2
entrées (d, c, b, a et d’, c’, b’, a’) servent à charger le nombre N présent
aux entrées D, C, B, A. Chacune des portes à une entrée reliée à la sortie du
circuit NOT (h) dont l’entrée reçoit l’information de chargement des données
délivrées par la porte AND à quatre entrées (e) et la porte NAND à deux entrées
(f).
Lorsque l’entrée du circuit
NOT (h) est portée au niveau logique 1, toutes les portes NAND (d, c, b, a, d’,
c’, b’, a’) ont une entrée à l’état logique 0.
Les sorties sont donc
toutes à l’état 1. Dans ces conditions, les entrées C(CLEAR) et P (PRESET) des
quatre bascules JK se trouvent à l’état 1, permettant à chacune des bascules de
commuter lorsque le signal appliqué à leur entrée respective (CLOCK) passe de
l’état 1 à l’état 0.
Par contre, lorsque la
porte NOT (h) reçoit un 0 logique, toutes les portes NAND ont une entrée à
l’état 1. Comme il s’agit de portes NAND, la sortie prend l’état inverse de
celui de la seconde entrée.
Ainsi pour A = 1, on a la
sortie de (a) au niveau 0 et puisque cette sortie est appliquée à la seconde
entrée de (a’), la sortie (a’) prend l’état logique 1.
En conséquence, les
entrées P et C de la bascule A se trouvent respectivement aux niveaux 0 et 1 et
la bascule A est remise dans la position Qa = 1 et
a = 0. La même situation s’observe pour la bascule C (si
l’entrée C = 1), alors que les bascules B et D sont dans l’état inverse Qb et
Qd = 0,
b et
d = 1 (si B et D = 0).
Le compteur est donc dans
la position N = 5, comme représenté à la (figure 7) , où après l’impulsion de
chargement appliquée à l’instant t0 on a
a = 0,
b = 1,
c = 0 et
d = 1.
A cet instant, l’entrée
chargement des données passe au niveau 1 et les bascules peuvent commuter et
commencer le décomptage jusqu’à 0.
Dans la (figure 7)
, sont
représentées, en fonction du temps, les formes d’ondes présentes aux
différentes entrées du compteur. Après l’instant t0, le premier front négatif
du signal d’entrée (CLOCK) modifie l’état de la bascule A, dont la sortie passe
de 0 à 1 : le compteur prend alors la position correspondant au nombre
quatre.
Après le second front
négatif,
a bascule de 1 à 0 et fait ainsi basculer B,
b passe de 1 à 0, fait à son tour basculer C, dont la sortie
c passe de 0 à 1 et donc ne fait pas basculer D. Le compteur
se trouve alors dans la position correspondant au nombre trois.
Les basculements
continuent de cette façon jusqu’à l’arrivée du 5ème front négatif.
Le compteur passe alors de la position correspondant au nombre 1 à celle
correspondant au nombre 0 pour lequel toutes les entrées
se trouvent au niveau
logique 1.
A cet instant, on obtient
une impulsion à la sortie du compteur. Il suffit d’appliquer les sorties
à une porte AND à
quatre entrées (e) pour avoir à la sortie de celle-ci le niveau logique 1
lorsque et seulement si les entrées atteignent le niveau logique 1
(figure 7
sortie e) .
Pour que le comptage
continue, il est maintenant nécessaire de rétablir le compteur en mode
automatique. Ceci est fait au moyen d’une porte NAND (f) aux deux entrées de
laquelle sont appliqués respectivement le signal d’entrée et la sortie de la
porte (e).
De cette façon après le 5ème
front, une entrée de la porte (f) et plus précisément celle reliée à la sortie
de la porte (e) se trouve au niveau 1 et des qu’arrive le front positif P du
signal CLOCK à l’instant t1 (figure 7) l’autre entrée est portée à l’état 1
donc la sortie est portée au niveau 0.
Il suffit alors de relier
la sortie de la porte (f) avec l’entrée chargement des données pour remettre le
compteur au nombre N. Des que ceci se produit, les sorties
ne se trouvent plus
toutes au niveau 1, en conséquence la sortie de la porte (e) retourne au niveau 0 et celle de la porte (f)
au niveau 1, portant également à ce niveau l’entrée chargement des données. Le
compteur peut alors reprendre son comptage à rebours de N vers 0.
A la sortie du compteur,
utilisé comme diviseur, on a une impulsion toutes les N impulsions d’entrée,
par conséquent la fréquence fs de sortie est égale à la fréquence fe d’entrée
divisée par N.
Les valeurs de N qui
interviennent dans les circuits d’accord atteignent, pour les canaux les plus
hauts de la gamme UHF, des valeurs comprises entre 7 000 et 8 000.
Cela signifie que pour
exprimer ces chiffres en code binaire, treize bits sont nécessaires (avec
treize bits il est possible de représenter tous les nombres compris entre 1 et
= 8 192), il
convient donc d’utiliser un compteur constitué par treize bascules. Le
fonctionnement d’un tel compteur et la programmation du nombre N restent
cependant identiques.
C)
Accord entièrement digital
Un exemple d’accord
entièrement digital est illustré dans le schéma synoptique de la
(figure 8) .
Dans ce cas, il suffit de frapper sur le clavier de commande le numéro du canal
pour que le téléviseur soit accordé sur celui-ci (ce clavier peut être placé
sur le téléviseur ou sur la télécommande).
Comme il peut être
nécessaire de pratiquer des petites retouches à l’accord, il est prévu une
commande de réglage fin d’accord, qui permet de faire varier en plus ou en
moins la fréquence de l’oscillateur par sauts (
).
Cette valeur de
dépend des valeurs
choisis pour No, Nq et fq comme on le voit dans le schéma de la
(figure 8) ,
nous y retrouvons les valeurs utilisées dans l’exemple précédent soit
= 0,125 MHz qui
correspond au saut minimum de fréquence de l’oscillateur, quand on fait varier
le nombre N d’une unité.
Désirant à présent obtenir
un accord fin qui permet d’explorer toute l’amplitude du canal de 8 MHz par
sauts de 0,125 MHz, il convient de disposer de 8 / 0,125 = 64 sauts,
c'est-à-dire que le nombre N doit pouvoir varier de 64 unités, ou mieux doit
pouvoir être augmenté de 32 unités et diminué d’autant, si l’on désire obtenir
une variation symétrique en plus ou en moins de la valeur nominale.
Pour éviter en pratique de
devoir faire une addition ou une soustraction, on peut également obtenir une
variation en plus ou en moins faisant en sorte que, en condition d’accord
nominal, le circuit de l’accord fin fournisse le nombre N’’ = 32, dans ces
conditions, le nombre N est obtenu toujours comme la somme de N’ donné par la
mémoire ROM et de N’’, c'est-à-dire N = N’ + N’’. Naturellement, la mémoire ROM
devra à présent fournir non pas N directement mais : N – 32.
En faisant varier N’’ de 32
à 63, on augmente N de 31 unités égales à une augmentation de la fréquence de
l’oscillateur de 31 x 0,125 MHz tandis qu’en diminuant de 32 à 0, on réduit N
de 32 unités, la fréquence diminue alors de 32 x 0,125 MHz = 4 MHz.
Puisqu’en code binaire le
nombre 63 est donné par 1 1 1 1 1 1, le circuit d’accord fin doit fournir un
nombre de 6 bits, il comprend 6 bascules qui, en condition de repos,
c'est-à-dire quand on met en marche le téléviseur, doivent fournir le nombre
32, c'est-à-dire 1 0 0 0 0 0 .
Pour faire varier
l’accord, il suffit alors d’agir sur la touche +
ou -
pour faire varier des
sauts en avant ou en arrière et faire varier N’’ d’une unité chaque fois que la
touche est enfoncée.
Les 6 bits qui forment N’’
sont envoyés au sommateur (figure 8) et sont ajoutés au nombre N’ fourni par la
mémoire ROM. On obtient le nombre N, utilisé pour réajuster le diviseur
programmable comme on l’a vu précédemment.
Le nombre N doit être
formé par 13 bits et N’ aussi. La mémoire ROM doit donc fournir des mots de 13
bits, plus un autre de 3 bits pour sélectionner la bande dans laquelle se
trouve le canal.
Ce mot de 3 bits est
envoyé directement au tuner pour le positionnement sur la bande voulue,
utilisant par exemple la convention suivante :
-
001
VHF bande I
-
010
VHF bande III
-
100
UHF bande IV et V
Dans le cas de l’exemple
de la (figure 8) , la mémoire ROM contient 100 mots de 13 bits, ce qui signifie
que l’utilisateur peut choisir parmi 100 canaux, en interrogeant la mémoire
avec le nombre compris entre 0 et 99. En général, les nombres suivants sont
utilisés :
-
2
à 12 pour les canaux VHF européens
-
13
à 20 pour les canaux italiens (A à H)
-
21
à 69 pour les canaux UHF
-
Les
nombres restants sont affectés aux canaux spéciaux existants dans certains pays
équipés de la distribution par câble.
Le numéro du canal est
exprimé en code B C D, donc avec quatre bits pour le chiffre des dizaines et
quatre bits pour celui des unités.
Le nombre N’ fourni par la
mémoire ROM est donné par la fréquence fo de l’oscillateur (égal à la fréquence
fv de la porteuse vision, augmentée de la valeur FI de la fréquence
intermédiaire) divisée par
et diminuée de 32.
De ce nombre, il convient
de ne prendre que la partie entière en tenant compte que
= 0,125 MHz et 1 /
0,125 = 8, la formule qui donne N’ est :
N’ = ![]()
Dans cette formule, les
fréquences fv et FI doivent être exprimées en MHz. Par exemple, pour accorder
le téléviseur sur le canal 30, on appuie sur les touches 3 et 0 du clavier, ce
dernier fournit à la mémoire ROM les deux chiffres en code B C D, c'est-à-dire
0 0 1 1 et 0 0 0 0
Puisque, pour le canal 30,
on a fv = 543,25 MHz, la mémoire ROM délivrera :
N’ =
=
= 4 618
Le circuit d’accord fin
fournit s’il n’a pas été actionné, N’’ = 32. Ces deux nombres exprimés en code
binaire sont envoyés au sommateur qui effectue :
N’ 4 618 1 0 0 1 0 0 0 0 0 1 0 1 0
N’’ 32 1 0
0 0 0 0
N 4 650 1 0 0 1 0 0 0 1 0 1 0 1
0
Avec N = 4 650, la
fréquence de l’oscillateur sera maintenue à :
fo = N x
= 4 650 x 0,125 =
581,25 MHz
En agissant sur la
commande de l’accord fin, N’’ peut varier de 0 à 63, ce qui fait varier N entre
4 618 et 4 681 et fo entre 577,25 MHz et 585,130 MHz par bonds de
0,125 MHz.
Le canal 30, étant dans la
bande UHF, la mémoire ROM fournit également la combinaison binaire 100 pour
commuter le tuner sur la bande IV / V.
D)
Accord de type digital /
analogique
Un autre exemple d’accord
n’étant pas effectué entièrement par un système digital est représenté dans le
schéma synoptique de la (figure 9) .
Dans ce cas, la partie
digitale du circuit sert uniquement à effectuer un accord approximatif portant
la fréquence de l’oscillateur à la valeur voulue (par exemple à moins de 1 MHz
de celle-ci). A ce point intervient la partie analogique du circuit qui
consiste en un CAF (contrôle automatique de fréquence) classique, inséré à la
sortie de l’amplificateur à fréquence intermédiaire et en mesure d’intervenir
sur la fréquence de l’oscillateur jusqu’à ce que la valeur de la FI vidéo
prenne exactement la valeur de 38 MHz.
Ce système présente
quelques avantages comparativement au précédent : en fait, il est en
mesure d’exécuter correctement l’accord sans avoir à recourir à une commande de
l’accord fin actionné par l’utilisateur, de plus, si pendant le fonctionnement
du téléviseur il se manifeste des dérives de l’accord des circuits de fréquence
intermédiaire (comme cela se produit avec l’échauffement des composants
céramiques des filtres FI) celles-ci sont automatiquement compensées en
corrigeant la fréquence de l’oscillateur.
La correction de la dérive
n’était par contre pas possible avec le circuit précédent purement logique,
sinon en intervenant manuellement sur l’accord fin. A noter cependant que,
généralement, la dérive thermique des filtres céramiques de bonne qualité peut
être au maximum de l’ordre de 50 kHz et donc bien tolérée même si elle n’est
pas compensée, car elle provoque une altération tolérable de l’image reçue.
Dans l’exemple de la
(figure 9) , l’accord digital approximatif n’est pas obtenu avec un circuit à
verrouillage de phase (PLL), mais est basé sur un principe différent. En fait,
les deux fréquences, divisées de manière appropriée par les nombres fixes No =
256 (obtenu avec huit bascules) et Nq = 8 192 (obtenu avec treize
bascules) ne sont pas comparés directement entre elles.
Comme on le voit dans le
schéma (figure 9) , la fréquence du quartz sert à
générer une impulsion de durée Tp parfaitement constante et égale à 2 048
(correspondant à la période de la fréquence de 488,2125 Hz
obtenue en divisant par 8 192 la fréquence de 4 MHz du quartz) utilisée
pour commander une porte placée avant le compteur.
De cette façon, le
compteur enregistre le nombre d’oscillations qui lui parviennent dans
l’intervalle Tp donné par la formule :
N
=
x Tp
Puisque dans le cas
considéré No = 256 et Tp = 2 048
, si l’on présume que la fréquence de l’oscillateur fo est
arrondie au MHz, à la fin du comptage, le compteur devrait indiquer le nombre
entier donné par :
N = (fo) x 8 = (fv + FI) x
8, la fréquence est exprimée en MHz.
Si l’on choisit le mode
décomptage et en programmant au départ la valeur N (en pratique, il s’agit du
même circuit vu précédemment), on obtiendra les résultats suivants :
a)
Indication nulle du compteur (reste R = 0) si le nombre d’oscillations
comptées coïncide avec le nombre N programmé
Dans ce cas, la fréquence
produite par l’oscillateur diffère de moins de 1 MHz de la valeur voulue, donc
le compteur émet une impulsion sur la liaison de sortie centrale marquée R = 0.
Cette impulsion commute le générateur de la tension de polarisation des diodes
d’accord sur le circuit CAF.
La tension d’accord est
ainsi formée de la tension fournie par le générateur plus celle fournie par le
CAF, qui régule la fréquence de l’oscillateur à la valeur exacte d’accord.
b)
Indication positive du compteur (reste R > 0) quand le nombre
d’oscillations comptées n’atteint pas la valeur N
pré-établie
Dans ce cas, le compteur
fournit une impulsion sur la liaison de sortie indiquée R > 0 qui agissant
sur le générateur, fait augmenter la tension de polarisation Vp et en
conséquence augmente la fréquence de l’oscillateur, qui était évidemment
inférieure à la valeur voulue. Le procédé se répète jusqu’à ce que la situation
(a) se vérifie, c'est-à-dire que la sortie du compteur devienne nulle.
c)
Indication négative du compteur (reste R < 0) quand le nombre des
oscillations comptées est supérieur à la valeur N
Dans ce cas, le compteur
émet une impulsion sur la liaison inférieure indiquée R < 0, dont l’action
est de faire diminuer la tension Vp et en conséquence, fait diminuer la
fréquence de l’oscillateur. Ce procédé se répète jusqu’à ce qu’on atteigne la
condition (a).
Le nombre N est encore
fourni par une mémoire ROM, interrogée en tapant, sur le clavier de commande,
le numéro du canal désiré. Comme on le voit dans la (figure 9) , la mémoire ROM
utilisée contient 80 mots de 10 bits (donc possibilité de choix de 80 canaux).
Le fait qu’à présent 10
bits soient suffisants au lieu de 13, est du à l’approximation au mégahertz de
la fréquence de l’oscillateur pour laquelle N est donné par la formule : N
= N’ x 8.
Si avec N’, on indique la
partie entière (c'est-à-dire arrondie à 1 MHz) du nombre qui représente la
fréquence de l’oscillateur exprimée en MHz, il suffit alors que la mémoire ROM
donne N’ (avec seulement 10 bits, car N’ ne dépasse jamais 1 024 =
), car la multiplication par 8 dans le système binaire
s’effectue en décalant le nombre de trois rangs vers les puissances de poids
plus élevés et en affectant un 0 aux poids les plus faibles.
En fait, comme dans le
système décimal, ajouter un zéro signifie multiplier par 10, dans le système
binaire ajouter un zéro signifie multiplier par 2 donc ajouter 3 zéro signifie
multiplier par 2 x 2 x 2 = 8.
Dans le cas du canal 30,
fo = 582,15 MHz, on a N’ = 582 et N = N’ x 8 = 582 x 8 = 4 656 qui, en
code binaire sont représentés respectivement par 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 et 1 0 0 1
0 0 0 1 1 0 0 0 0 .
Comme on le voit, ils ne
différent que par les trois derniers bits, il suffit que la mémoire ROM donne
les dix premiers bits. En observant la (figure 9) , on note que la mémoire ROM
ne fournit aucune indication sur la bande dans laquelle se trouve le canal
requis.
Ceci est du au fait que
l’on peut obtenir une commutation automatique de la bande, basculant sur la
bande supérieure (c'est-à-dire de la I à la III ou de la III à la IV / V) quand
la tension Vp tend à dépasser le maximum de la valeur prévue, c'est-à-dire 30
volts, ou bien basculant sur la bande inférieure (de la IV / V à la III ou de
la III à la I) quand Vp tend à devenir inférieur à la valeur minimum prévue, c'est-à-dire
0,5 V.
Si par exemple le tuner se
trouve sur la bande III et que l’on désire le canal 30 qui est dans la bande IV
/ V, le compteur continuera à faire augmenter Vp. Mais, même quand celle-ci
aura atteint sa valeur maximum, la fréquence de l’oscillateur n’aura pas
atteint la valeur voulue pour laquelle la sortie du compteur est à zéro, ce qui
tend à porter Vp à une valeur supérieure à 30 volts. A ce moment, on commute
sur la bande IV / V et la tension Vp redescend jusqu’à obtenir le reste = 0 à
la sortie du compteur.
Ce circuit qui effectue
cette commutation automatique est commandé directement par la tension Vp et est
généralement inclus dans le tuner, donc il n’est pas représenté dans la
(figure
9) .
II Recherche automatique et mémorisation des programmes
Pour faciliter encore plus
les opérations de l’utilisateur, des circuits intégrés appropriés ont été
conçus. Ils effectuent la recherche automatique de tous les émetteurs présents
dans la région et mettent en mémoire les données relatives à ces émetteurs pour
les retrouver par la suite.
Le procédé de recherche
automatique peut être varié, suivant le type d’accord adapté, c'est-à-dire s’il
est digital ou non. Ces deux cas seront examinés séparément.
A)
Recherche automatique avec accord digital
Le schéma synoptique de la
(figure 10) est relatif au dispositif de recherche
automatique et mémorisation des programmes pour téléviseurs avec accord digital
des deux types examinés.
Dans ce cas, le principe
sur lequel est fondé le fonctionnement est d’accorder le téléviseur de manière
automatique, successivement sur tous les canaux prévus contenus dans la mémoire
ROM, en s’arrêtant chaque fois qu’est présent un émetteur fournissant un signal
suffisant pour avoir une bonne réception.
Puisque cette recherche
nécessite un certains temps et est faite en analysant successivement tous les
canaux, elle se prête mal à être utilisée quand on veut simplement passer d’un
programme à l’autre.
Donc, il est prévu une
mémoire RAM, contenant seize registres. Les canaux relatifs aux émetteurs
trouvés pendant la recherche automatique pourront ainsi être rappelés
rapidement en appuyant sur l’une des seize touches du clavier. Cette opération
n’exclut pas la possibilité d’obtenir un canal au moyen de son numéro.
Pour mettre en route ce
système, il suffit d’appuyer sur la touche appropriée du clavier de commande,
lançant ainsi le programme contenu dans le circuit de recherche automatique
(figure 10) .
La recherche s’effectue en
partant du canal le plus bas et en montant progressivement jusqu’à ce que le
système reçoive une fréquence correspondant à une émission télévisée.
Ce signal est normalement
amplifié par le circuit FI, détecté et envoyé à un circuit de reconnaissance.
Ce dernier reçoit, en
outre, une information fournie par le régulateur automatique de sensibilité
(RAS). Si la tension reçue est suffisante pour une réception correcte, le
circuit de reconnaissance procède à l’analyse du signal qui lui est envoyé par
les circuits de détection, pour s’assurer qu’il s’agit bien effectivement d’un
signal de télévision et non d’une porteuse étrangère.
La reconnaissance est
faite sur la base de la présence des signaux de synchronisation de ligne ou de
trame qui se manifestent toutes les 64
ou toutes les 20 ms.
S’ils sont présents, le circuit de reconnaissance envoie un signal d’arrêt au
circuit de recherche qui stoppe l’exploration des canaux.
Au moyen d’une autre
touche, il est alors possible de mémoriser, dans un des registres de la mémoire
RAM, les données correspondant au canal reçu, y compris celles relatives à
l’accord fin, le cas échéant. La recherche automatique peut être à nouveau
démarrée.
On peut donc ainsi
mémoriser seize canaux différents, qui peuvent être rappelés très facilement en
appuyant sur les numéros sous lesquels ils ont été mémorisés. Il est à noter
que pour maintenir les données dans la mémoire RAM, celle-ci doit être
alimentée même quand le téléviseur est éteint. A cet effet, le circuit de
mémoire est alimenté, soit par une petite alimentation autonome reliée
directement au secteur, soit par une batterie longue durée.
B)
Recherche automatique avec accord électronique
Dans le cas de téléviseurs
à accord électronique non numérique, la recherche automatique et la
mémorisation des programmes peuvent être faîtes comme indiqué dans le schéma
synoptique de la (figure 11) . La principale
différence réside dans le fait qu’à présent il n’y a pas de mémoire ROM
contenant les données relatives aux canaux.
Pour effectuer
l’exploration de chaque bande, il convient de disposer d’une tension à rampe
(c'est-à-dire une simple dent de scie) variable d’environ 0,8 à 30 volts pour
la polarisation des diodes d’accord. Elle est obtenue avec des circuits
digitaux de la manière suivante :
Deux compteurs A et B,
chacun de douze bits (figure 11) formé de douze bascules, dont les sorties Q
sont reliées aux deux entrées d’un circuit qui compare les deux nombres A et B
délivrés par les compteurs et qui fournit à sa sortie le niveau logique 0 quand
A est supérieur à B ou le niveau 1 quand A est plus petit que B.
Supposons que l’on veuille
faire avancer manuellement le compteur B en agissant sur la touche appropriée,
de manière à ce que le nombre qu’il indique soit par exemple égal à 512.
Si au compteur A on envoie
les impulsions obtenues par un oscillateur à quartz (par exemple à 4 MHz), il
comptera ainsi sans interruption le nombre A présent à sa sortie Q de zéro
jusqu’à 4 095 (correspondant aux douze sorties Q toutes au niveau logique
1) et à la 4 096éme impulsion reviendra à zéro recommençant le cycle.
La sortie du comparateur
est donc au niveau 1 jusqu’à ce que le compteur A atteigne le nombre 512,
valeur programmée sur le compteur B, puis passera au niveau 0 et y restera
jusqu’à la 4 096éme impulsion, comme représenté dans la (figure 12 a) .
Les impulsions de sortie
du comparateur ont donc la durée de 512 impulsions de clock et se répètent à
intervalles de 4 096 impulsions de clock, leur valeur moyenne, par rapport
à la valeur maximum correspondante à la valeur logique sera m = 512 /
4 096 = 0,125.
En terme de temps, la
fréquence de clock étant de 4 MHz, égale à une période de 0,25
, la durée de l’impulsion de sortie est de 512 x 0,25 =
1 024
.
Si le compteur B est positionné
sur la valeur 3 072 en reprenant les mêmes raisonnements, on arrive à la
conclusion que les impulsions de sortie du comparateur ont la durée de
3 072 impulsions de clock, c'est-à-dire de 768
: donc la valeur moyenne sera m = 3 072 /
4 096 = 0,75 (figure 12 b) .
Les impulsions de sortie
du comparateur sont envoyées à un filtre passe bas suivi d’un amplificateur
(figure 11) , qui fait correspondre le niveau logique 1 à la tension maximum
d’accord (30 volts).
Dans le premier cas (m =
0,125), la tension d’accord sera de : Vp = 0,125 x 30 = 3,75 volts alors
que dans le second (m = 0,75), nous obtiendrons une tension Vp égale à 0,75 x
30 = 22,5 volts.
Nous voyons que, en
faisant avancer le compteur B, la tension Vp croît par paliers successifs.
Comme le compteur B peut compter de 0 à 4 095, la tension Vp augmente de
30 / 4 095 = 0,73 mV chaque fois que le compteur augmente d’une unité.
Pour obtenir l’exploration
automatique de toute une bande, il suffit de faire avancer régulièrement le
compteur B en lui envoyant des impulsions sur son entrée.
Par exemple, on peut
utiliser les impulsions de clock divisées par un circuit approprié.
Ainsi en divisant la
fréquence du quartz par 2 048, on obtient des impulsions à une cadence
égale à : 4 MHz / 2 048 = 1,953125 kHz pour laquelle le nombre B est
incrémenté d’une unité chaque 512
(correspondant à la
période des impulsions à 1,953125 kHz). Toute la bande est alors explorée en
512 x 4 096 = 2 097 152
, c'est-à-dire environ 2,1 s.
La durée de l’exploration
dépend donc du nombre choisi comme diviseur, plus il est élevé plus
l’exploration est lente.
Il est à noter que la
tension d’accord en pratique croît de manière uniforme et non par paliers, car
le filtre à la sortie du comparateur ne permet pas de brusques sauts de la
tension Vp.
L’exploration de la bande
se fait, de l’extrémité inférieure vers l’extrémité supérieure, on peut
également faire l’exploration en sens inverse. Ceci est possible, en faisant
décompter le compteur B, dont la valeur de sortie descendra jusqu’à zéro puis
recommencera de 4 095.
A ce point, il convient
que l’exploration de la bande s’arrête quand elle rencontre un émetteur.
Le principe de
fonctionnement du système d’arrêt est encore semblable à celui vu précédemment
pour l’accord digital / analogique, et ne diffère que par quelques détails.
Comme dans le cas
précédent, l’impulsion d’arrêt (stop) est donnée par un circuit de
reconnaissance du signal, commandé par la tension RAS, pour assurer une
amplitude suffisante du signal reçu et, par la tension du circuit CAF, pour
assurer l’accord correct. Le contrôle de la présence des impulsions de
synchronisation de lignes (ou de trames) est de plus toujours indispensable pour
être certain qu’il s’agit d’un signal de télévision.
Pour voir comment
fonctionne le système d’arrêt et d’accord fin du téléviseur, il convient de se
reporter à la (figure 13) . Dans cette figure est représentée la courbe de
réponse du discriminateur qui fournit la tension CAF.
Supposons que la fréquence
de l’oscillateur du tuner soit augmentée progressivement et qu’elle soit
voisine de la valeur correcte de l’accord d’une émission (par exemple
s’approche de la valeur fo = 581,25 MHz relative au canal 30, donc la porteuse
vision a la valeur fv = 543,25 MHz). Au fur et à mesure que fo augmente, la
valeur de la fréquence intermédiaire FI augmente aussi et s’approche de la
valeur nominale de 38 MHz.
Quand la valeur de la
fréquence intermédiaire dépasse 33 MHz environ, le discriminateur commence à
fournir une tension positive, qui croît rapidement (figure 13) jusqu’à
atteindre un maximum puis redescend plus lentement pour atteindre la valeur
zéro quand la porteuse vision se trouve à la valeur de 38 MHz (point zéro).
Quand la tension
diminue et traverse le seuil de basculement (point H
figure 13) , l’impulsion d’arrêt est générée. Dans le
cas de validation de la part du circuit de reconnaissance, l’impulsion d’arrêt
fait basculer le commutateur I (figure 11) interrompant le comptage de B ainsi
que l’augmentation de la tension Vp, ce qui arrête l’exploration.
Si le procédé de recherche
automatique s’arrête à cet instant, le téléviseur n’est pas parfaitement
accordé sur l’émetteur : l’intervention du circuit CAF est encore
nécessaire pour parfaire l’accord.
Cette action ultérieure du
CAF s’effectue toujours au moyen du compteur B, commandé à travers le
convertisseur analogique / digital (A / D). Celui-ci, convertit la tension
continue qui lui est envoyée par le discriminateur en impulsions, dont la
cadence est proportionnelle à la valeur de la tension.
De cette façon, des que
l’impulsion d’arrêt apparaît (point H), la tension du discriminateur a la
valeur
d’environ 1 volt et la fréquence des impulsions produites par
le convertisseur A / D est d’environ 10 Hz.
Le compteur B continue
alors de progresser, mais très lentement, la fréquence des impulsions étant
très basse, la tension Vp continue à augmenter, la fréquence de l’oscillateur
continue de s’approcher lentement de la valeur exacte d’accord et la fréquence
intermédiaire de la porteuse vision se rapproche de 38 MHz.
La tension
continue de diminuer,
ainsi que la fréquence des impulsions, l’accord varie de plus en plus
lentement. Quand on atteint le point 0 (accord correct), la tension du
discriminateur s’annule, le convertisseur ne fournit plus d’impulsion, le
compteur s’arrête sur une valeur B fixe et la tension d’accord est maintenue à
la valeur correcte.
Si la porteuse vision
dépasse la valeur correcte de 38 MHz (figure 13) ,la tension
recommence à croître mais à présent avec une polarité
négative, le convertisseur A / D se remet à émettre des impulsions, qui cependant,
font compter B à rebours, ce qui fait diminuer la tension
ramenant la fréquence FI à sa valeur correcte.
Le circuit CAF fonctionne
ainsi de manière à ramener à l’état initial l’accord chaque fois qu’il tend à
s’écarter de la position correcte, soit en raison de la dérive thermique du
récepteur, soit en raison de la dérive de fréquence de l’émetteur.
Si la recherche se fait
par exploration de la gamme partant de l’extrémité supérieure, la fréquence
intermédiaire se rapprochera de la valeur correcte depuis des valeurs plus
élevées. Comme on le voit dans la (figure 13) ,la tension CAF commence à se
manifester quand la FI devient inférieure à environ 43 MHz et l’impulsion
d’arrêt est émise quand on atteint le point K. Puis le processus continue comme
nous l’avons vu, avec l’intervention du convertisseur A / D.
Ayant atteint ainsi automatiquement l’accord exact sur un émetteur, l’utilisateur n’a plus qu’à appuyer sur une des seize touches du clavier pour mémo